Note personnelle : ,

Rolle, Johann Heinrich — Thirza und ihre Söhne (1779)

Format :

  • Musikalisches Drama (drame musical, proche de l’oratorio) en trois parties.
  • Musique : Johann Heinrich Rolle (1716-1785).
  • Livret : August Hermann Niemeyer (1754-1828).
  • Langue : allemand.

Création :

Œuvre datée de 1779.
Rolle, né à Quedlinburg, est depuis 1751 directeur de la musique de la ville de Magdeburg, où il a succédé à son père ; il y compose un grand nombre de « drames pour la musique » destinés aux concerts bourgeois, dont Der Tod Abels, qui fonde sa réputation. Thirza und ihre Söhne appartient à la série des drames qu’il écrit sur des textes de Niemeyer, après Abraham auf Moria (1776). Les sources consultées ne précisent pas la date ni le lieu exacts de la première exécution.

Livret :

Le livret est de August Hermann Niemeyer, jeune théologien de Halle (il a vingt-cinq ans en 1779), qui fournit aussi à Rolle le texte d’Abraham auf Moria. Il s’inspire de l’épisode biblique de la mère et de ses sept fils suppliciés sous le roi de Syrie Antiochos IV Épiphane pour avoir refusé de renier la loi de leurs pères (2 Maccabées 7). La mère reçoit ici le nom de Thirza, et le drame lui adjoint des figures propres au livret : le précepteur Chryses, un prêtre de Jupiter, la fiancée Selima.

Intrigue :

Reconstitution prudente, d’après l’épisode biblique, la distribution et la structure en trois parties ; le détail des scènes n’a pas pu être confirmé.

  • Première partie : à la cour de Syrie, le roi Épiphane, conseillé par le prêtre de Jupiter et par son confident Chryses, veut contraindre les Israélites à abandonner leur foi et à sacrifier aux dieux païens. Thirza et ses fils sont conduits devant lui, et les chœurs de Syriens et d’Israélites opposent les deux camps.
  • Deuxième partie : les fils refusent l’un après l’autre de trahir la loi de leurs pères et sont mis à mort. Thirza les soutient et les exhorte à rester fidèles, tandis que le roi tente de les fléchir.
  • Troisième partie : restent Joël, le sixième fils, et Jédidia, le septième, dont la fiancée Selima implore la clémence. Ils maintiennent eux aussi leur foi ; le drame s’achève sur la constance de la mère et sur les chœurs d’Israélites.

Enregistrement(s) :

Hermann Max — 2000

Format : 2 CD (27 plages, 114’18), enregistrement numérique stéréo, première mondiale.
Label : Capriccio (Delta Music GmbH, Frechen), en coproduction avec le Westdeutscher Rundfunk de Cologne (WDR 3).
Référence : 10 868/69.
Année d’enregistrement : 2000 (℗ 2000). Enregistrement du Westdeutscher Rundfunk de Cologne.
Distribution :

  • Prêtre de Jupiter : Koen van Stade, basse
  • Épiphane, roi de Syrie : Ekkehard Abele, basse
  • Chryses, précepteur et confident du roi : Markus Schäfer, ténor
  • Thirza, une Israélite : Ingrid Schmithüsen, soprano
  • Joël, son sixième fils : Hans Jörg Mammel, ténor
  • Jédidia, son septième fils : Kai Wessel, alto
  • Selima, fiancée de Jédidia : Dorothee Wohlgemuth, soprano
  • Une Israélite : Larissa Malikowa, soprano
  • Un Syrien : Christoph Burmester-Streffer, ténor

Direction : Hermann Max
Orchestre : Das Kleine Konzert ; chœurs (Syriens et Israélites) : Rheinische Kantorei
Langue : allemand

Particularité :

Première mondiale au disque. Hermann Max y retrouve ses ensembles habituels et le compositeur qu’il a aussi défendu avec Der Tod Abels, enregistré chez Capriccio. Le rôle de Jédidia est confié à un alto masculin (Kai Wessel), et les deux voix de basse se partagent le roi et le prêtre, ce qui distingue nettement les camps en présence ; le livret bilingue (allemand/anglais) accompagne le coffret.

Postérité :

Les drames de Rolle comptaient parmi les grandes œuvres vocales les plus diffusées de l’Allemagne protestante des Lumières, bien que Der Tod Abels ait davantage fait sa réputation de son vivant. Thirza und ihre Söhne est restée longtemps dans l’ombre avant sa première gravure en 2000, réalisée par Hermann Max pour le Westdeutscher Rundfunk.

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