Format :
- Opérette bouffe en 1 acte.
- Musique : Jacques Offenbach.
- Livret : Philippe Gille.
- Langue : Français.
Création :
16 mai 1857, aux Bouffes-Parisiens, Paris.
Le « Boiteux de génie » replonge dans le filon du cannibalisme hilarant (après Oyayaie). La musique, truffée de « charabia » pour sauvageons, est d’une inventivité rythmique ravageuse.
Livret :
Une pochade anthropophage qui égratigne l’hypocrisie des bonnes manières diplomatiques et bourgeoises.
Intrigue :
- Acte unique : Le chef sauvage « Vent du soir » reçoit son voisin et rival « Lapin courageux » pour signer un traité de paix. Pour le banquet, Vent du soir ne trouvant plus de viande, cuisine involontairement l’amant de sa fille (qui est en réalité le fils de Lapin courageux) déguisé en ours. En plein repas (« l’horrible festin »), ils réalisent qu’ils ont mangé le jeune homme ! Heureusement (coup de théâtre vaudevillesque total), l’amant n’a pas été cuisiné, il sort sain et sauf. Le dîner était fait avec autre chose, et la noce est célébrée.
Postérité :
Un humour extraordinairement noir pour l’époque, une musique trépidante : cette perle comique fit hurler de rire tout le Paris impérial.

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