Format :
- Opéra-bouffe en 3 actes.
- Musique : Jacques Offenbach.
- Livret : Jules Moinaux.
- Langue : Français.
Création :
16 mars 1864, aux Bouffes-Parisiens, Paris.
Une des grandes partitions pacifistes et « féministes » d’Offenbach, réclamant un vaste chœur de femmes martiales (auxquelles échoit la musique héroïque d’ordinaire masculine), offrant un savoureux renversement des rôles musicaux.
Livret :
Une satire géopolitique et domestique évoquant Lysistrata, où les femmes décident de se passer de la lâcheté masculine.
Intrigue :
- Acte I : La ville de Géorgie (au Caucase) est menacée par une armée ennemie. Les maris, terrorisés, fuient le combat. Indignées, les femmes décident de prendre le pouvoir, déclarent leurs époux déchus, et prennent elles-mêmes les armes pour défendre la cité.
- Acte II : Les maris éconduits reviennent déguisés ou tentent d’infiltrer la ville. Survient le sultan Rhododendron (le général ennemi), qui, séduit par ces amazones, tente de vaincre la cité par le charme et les promesses plutôt que par le canon.
- Acte III : Face au charme oriental et à la ruse, la rigidité militaire des Géorgiennes s’effrite. Les maris, piqués au vif, finissent par retrouver un peu de courage. Le sultan est repoussé, la paix est signée, et les couples se reforment sur de nouvelles bases.
Postérité :
Très appréciée pour son humour mordant et le Chœur des Géorgiennes, la pièce inspira plusieurs auteurs comiques et reste une curiosité fascinante de l’âge d’or du compositeur.

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