Note personnelle : ,

André, Johann — Die Schadenfreude (1778)

Format :

  • Singspiel en 1 acte.
  • Musique : Johann André.
  • Livret : Christian Felix Weiße.
  • Langue : Allemand.

Création :

1778, à Berlin.
André s’empare d’un livret du célèbre Weiße, poète fondateur du Singspiel de Leipzig (souvent mis en musique par J. A. Hiller). L’écriture d’André s’y révèle fluide, mélodieuse, ancrée dans la tradition de la romance et de l’ariette bourgeoise.

Livret :

« La Joie mauvaise » (ou « La Joie des malheurs d’autrui »). Une petite fable morale et paysanne dénonçant la moquerie.

Intrigue :

  • Acte unique : Dans un village, une jeune fille (ou un jeune homme) passe son temps à se moquer des mésaventures des autres (chutes, malentendus amoureux, maladresses). Cette Schadenfreude agace la communauté. Un stratagème est monté pour la placer dans une situation ridicule (un faux rendez-vous ou une méprise humiliante). Victime à son tour de la moquerie générale, elle comprend la blessure que cause la malveillance et promet de se corriger, célébrant la bienveillance dans un chœur final.

Postérité :

Une saynète éducative typique de l’Aufklärung (les Lumières allemandes), très jouée dans les théâtres de province pour son ton moralisateur et joyeux.

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