Format :
- Festa teatrale / Serenata (Allégorie) en 1 acte (ou 2 parties).
- Musique : Andrea Adolfati.
- Livret : Pietro Metastasio (d’après les canevas allégoriques).
- Langue : Italien.
Création :
1749, à Gênes.
En dehors des grands opere serie, Adolfati excellait dans le genre intime de la sérénade (serenata). Ces œuvres de chambre, souvent commandées pour des mariages princiers, des naissances royales ou des visites diplomatiques, exigent un orchestre plus léger, une délicatesse mélodique absolue et une absence de véritable tragédie.
Livret :
Le sujet est purement allégorique et philosophique. Il s’inspire du fameux topos d’Hercule à la croisée des chemins (le choix moral), mettant en scène des entités abstraites débattant pour obtenir l’allégeance du héros (représentant souvent le dédicataire de l’œuvre).
Intrigue :
- Acte unique : Les figures allégoriques de la Gloire (la vertu martiale, le devoir, la postérité) et du Plaisir (l’hédonisme, l’art, la douceur de vivre) se disputent l’âme d’un prince. Chacune vante ses mérites à travers des airs de virtuosité contrastés (style martial pour la Gloire, style pastoral et langoureux pour le Plaisir). Le débat se conclut par une conciliation idéale : le grand souverain est celui qui sait marier la noblesse des armes à la protection des arts et de la paix.
Postérité :
Ce bijou de musique de cour témoigne du statut officiel d’Adolfati dans la République génoise. Ces œuvres éphémères, rarement reprises en dehors de leur occasion de création, recèlent souvent d’inventions mélodiques sublimes, les compositeurs n’y étant pas contraints par l’action théâtrale frénétique.

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