Format :
- Opéra-comique en 1 acte.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Féréol et Édouard.
- Langue : Français.
Création :
28 janvier 1834, à l’Opéra-Comique, Paris.
Adam excelle dans ces petites comédies de mœurs bourgeoises. En 1834, la Salle Favart exige des divertissements faciles et élégants pour le public de la monarchie bourgeoise. Sa partition enchaîne avec grâce couplets grivois, romances éplorées et ensembles pétillants.
Livret :
L’expression « bonne fortune » désigne, au XIXe siècle, une aventure galante inespérée. Le livret exploite le thème éculé mais infaillible du don Juan de province, persuadé de son pouvoir de séduction, et finalement dupé par les femmes qu’il pensait manipuler.
Intrigue :
- Acte unique : Un bourgeois vaniteux croit avoir obtenu un rendez-vous galant exclusif (une bonne fortune) avec une femme mariée très en vue. En réalité, cette dernière, complice de son mari et de sa suivante, a orchestré la rencontre pour lui donner une bonne leçon. Le séducteur, caché dans des placards ou découvert dans des situations grotesques, est confondu devant toute la société et contraint de financer la noce de ses domestiques en dédommagement de ses frasques.
Postérité :
Ce type de comédie, très proche du théâtre parlé avec ariettes, fait d’Adolphe Adam le continuateur direct de Boieldieu et l’annonciateur du théâtre de Labiche. Une œuvre de divertissement pur, restée sans lendemain mais symbolisant l’artisanat irréprochable de son époque.

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