Format :
- Mélodrame musical / Farce en 2 actes.
- Musique : John Addison.
- Livret : Anonyme, ancré dans la tradition londonienne de la comédie gothique parodique.
- Langue : Anglais.
Création :
1815, au Theatre Royal, Covent Garden, Londres.
Installé comme un habile artisan de la scène londonienne et reconnu comme un excellent contrebassiste, John Addison (49 ans) répond à la frénésie du public britannique pour le théâtre de fantaisie. Son style musical s’inscrit dans la lignée de l’opéra léger anglais de la Régence, fusionnant la clarté mélodique du classicisme avec les exigences théâtrales du mélodrame naissant.
Livret :
Le livret parodie avec allégresse la mode florissante du « drame de brigands » (popularisé par Schiller ou de nombreux auteurs gothiques). Il emprunte les décors effrayants (la forêt sombre de Monte-Scarpini, les repaires de bandits) pour les détourner au profit d’un comique de situation, où le chef de gang est bien plus maladroit que terrifiant.
Intrigue :
- Acte I : Dans les sombres forêts d’Italie, le ridicule Bobinet se proclame grand chef des bandits. Il tente de terroriser les voyageurs de passage et d’orchestrer des enlèvements grandiloquents, mais ses hommes, peu compétents, échouent lamentablement, provoquant des quiproquos avec les nobles égarés.
- Acte II : Les fausses menaces culminent dans le repaire montagnard. Une escouade de soldats ou de jeunes amants rusés infiltre la bande. Grâce à une ruse de l’héroïne ou à la couardise de Bobinet lui-même, les bandits sont capturés sans une goutte de sang, et la farce s’achève sur un chœur triomphant et léger.
Postérité :
Destinée à divertir le public de Covent Garden après les grandes représentations théâtrales (souvent en afterpiece), l’œuvre accomplit sa mission récréative avec succès avant de sombrer dans l’oubli. Elle témoigne de la vitalité de l’industrie musicale londonienne, friande de pastiches et d’airs accrocheurs, une dynamique qui préparera le terrain pour les opéras comiques victoriens.

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