Format :
- Opéra-comique en 1 acte.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Adolphe de Leuven et Arthur de Beauplan, d’après le conte Der Sandmann (L’Homme au sable) d’E. T. A. Hoffmann.
- Langue : français (version allemande : Die Nürnberger Puppe, texte d’Ernst Pasqué).
Création :
21 février 1852, Théâtre-Lyrique (Paris), sous la direction d’Alphonse Varney.
Louise Rouvroy chantait Bertha, Horace Menjaud Donathan, Auguste-Alphonse Meillet Miller et Honoré Grignon Cornélius. L’ouvrage connut un vif succès : il fut joué près de cent fois sur cette scène en dix-huit ans.
Livret :
Leuven et Beauplan transposent librement le motif hoffmannien de l’automate féminin dans le registre de la farce : plus de drame, mais une poupée mécanique, un avare crédule et une fausse diablerie. L’ouvrage précède de plusieurs années Coppélia et Les Contes d’Hoffmann, qui exploiteront la même veine.
Intrigue :
- Acte unique : Dans une boutique de jouets de Nuremberg, l’avare Cornélius veut offrir une épouse parfaite à son fils Donathan : il fabrique une poupée qu’il compte animer grâce au livre magique de Faust. Son neveu Miller, qu’il exploite, se déguise en Méphistophélès. La fiancée de Miller, la pauvre couturière Bertha, revêt la robe de la poupée. Miller terrifie Cornélius et Donathan en se faisant passer pour le Diable et fait « s’animer » la poupée, qui n’est autre que Bertha. Capricieuse et volontaire, elle saccage le souper et la cuisine et met les deux hommes en fuite. Cornélius tente de détruire la poupée et croit y être parvenu ; Miller révèle alors la supercherie et obtient 10 000 thalers pour son silence, laissant son oncle et son cousin dupés.
Enregistrement(s) :


Kurt Tenner — 1951
Format : 1 CD, mono, studio (radio), environ 48 minutes. La première pochette illustre une édition associant l’ouvrage au Chalet.
Label : Walhall (Eternity Series)
Référence : WLCD 0224 (parution en 2008)
Année d’enregistrement : décembre 1951, Vienne (radio autrichienne).
Distribution :
- Berta (die Puppe) : Elisabeth Roon, soprano
- Heinrich (Donathan, le fils) : Franz Fuchs, ténor
- Cornelius (der Puppenmacher) : Walter Berry, basse
- Benjamin (Miller, le neveu) : Friedrich Berger, baryton
Direction : Kurt Tenner
Orchestre : Radio-Symphonieorchester Wien (Orchester des Wiener Rundfunks)
Langue : allemand (Die Nürnberger Puppe)
Particularité :
Seul enregistrement intégral recensé, capté pour la radio viennoise, en allemand. Il réunit un tout jeune Walter Berry, futur grand baryton-basse de l’Opéra de Vienne, à la soprano Elisabeth Roon, au ténor Franz Fuchs et à Friedrich Berger.
Postérité :
Berlioz jugeait la partition digne d’une foire de Nuremberg, pleine de valses et de galops, ce qui dit assez son caractère léger. Restée au répertoire du Théâtre-Lyrique pendant près de vingt ans, La Poupée de Nuremberg est devenue rare à la scène ; la version allemande de 1951 reste aujourd’hui la seule trace discographique de l’ouvrage.

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