Format :
- Opéra-comique en 1 acte.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Adolphe de Leuven et Henri Vernoy de Saint-Georges.
- Langue : Français.
Création :
18 janvier 1856, au Théâtre-Lyrique, Paris.
Il s’agit de l’une des toutes dernières œuvres d’Adam, épuisé par le travail frénétique destiné à rembourser ses dettes théâtrales. À 53 ans (il mourra quelques mois plus tard), il conserve pourtant une verve comique intacte et une clarté d’écriture héritière de l’esprit du XVIIIe siècle.
Livret :
Lointainement inspiré des Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, le livret resserre l’action autour du célèbre chevalier ventripotent. Conçu pour le format en un acte, le texte élude la complexité psychologique pour se concentrer sur la dimension purement farceuse et punitive de la vantardise de Falstaff.
Intrigue :
- Acte unique : Le vaniteux et argenté Sir John Falstaff tente de séduire simultanément deux bourgeoises mariées de la ville. Celles-ci, découvrant la supercherie, organisent une vengeance jubilatoire. Attiré dans un guet-apens galant, Falstaff est humilié, caché dans un panier à linge ou tourmenté par de faux esprits, avant d’admettre piteusement sa défaite sous les moqueries générales.
Postérité :
Créé dans l’ombre d’œuvres plus imposantes, ce petit bijou de drôlerie fut éclipsé par la mort imminente de son compositeur, puis par le chef-d’œuvre testamentaire de Verdi sur le même sujet, près de quarante ans plus tard. Il reste une curiosité pétillante de la fin de carrière d’Adam.

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