Format :
- Opéra-comique en 3 actes.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Eugène Scribe et Henri Vernoy de Saint-Georges.
- Langue : Français.
Création :
10 février 1844, à l’Opéra-Comique (Salle Favart), Paris.
À l’apogée de sa gloire, Adam consolide sa position de pilier de l’école française légère. Il collabore avec les librettistes les plus prisés de Paris, appliquant son orchestration limpide et son génie mélodique aux intrigues historiques teintées de fantastique, alors très en vogue sous la monarchie de Juillet.
Livret :
Scribe et Saint-Georges s’emparent de la figure historique et mystérieuse du comte de Cagliostro, célèbre charlatan du XVIIIe siècle. Le texte mêle la fascination pour le mesmérisme, les complots de cour et la comédie de dupes, offrant une satire brillante de la crédulité de la haute noblesse.
Intrigue :
- Acte I : Le mystérieux Cagliostro arrive à Paris, usant de ses prétendus pouvoirs magiques pour s’attirer les faveurs et la fortune des nobles crédules, tout en se mêlant des amours d’un jeune couple.
- Acte II : Par un jeu de ruses, d’illusions d’optique et de fausses prophéties, Cagliostro trompe ses adversaires politiques et manipule les sentiments pour parvenir à ses fins, semant la confusion générale.
- Acte III : Démasqué par les véritables autorités (ou confronté à ses propres mensonges), le charlatan parvient in extremis à s’enfuir avec panache, laissant les jeunes amants libres de s’épouser.
Postérité :
L’œuvre remporte un vif succès lors de sa création grâce à son sujet piquant et à la partition virtuose d’Adam. Bien que moins célèbre aujourd’hui que Le Postillon de Lonjumeau, elle illustre parfaitement l’alliance entre le théâtre d’illusion et le dynamisme de l’opéra-comique du milieu du XIXe siècle.

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