Note personnelle : ,

Vivaldi, Antonio — L’Olimpiade (1734)

Format :

  • Dramma per musica en trois actes.
  • Musique : Antonio Vivaldi (RV 725).
  • Livret : Pietro Metastasio.
  • Langue : italien.

Création :

17 février 1734, Teatro Sant’Angelo, Venise (carnaval 1734).
Vivaldi compose l’ouvrage pour le plus important centre lyrique d’Europe, où plus de quatre cents opéras furent donnés entre 1700 et 1743. Il fut créé avec Marc’Antonio Mareschi (Clistene), Anna Cattarina della Parte (Aristea), Marta Arrigoni (Argene), Francesco Bilanzoni (Megacle), Angela Zanucchi (Licida), Marianino Nicolini (Aminta) et Massimiliano Miller (Alcandro). L’orchestre se limite aux cordes, avec la seule adjonction d’un cor dans l’air du sommeil « Mentre dormi, Amor fomenti ».

Livret :

Le livret de Metastasio, l’un des plus célèbres du XVIIIe siècle, fut écrit en 1733 pour Antonio Caldara, dont l’opéra fut donné à la cour de Vienne pour l’anniversaire de l’impératrice Élisabeth. Il fut ensuite mis en musique par plus de cinquante compositeurs, dont Pergolesi (1735) et Leonardo Leo (1737). Vivaldi ne devait plus utiliser de livret de Metastasio qu’une fois, pour Catone in Utica en 1737.

Intrigue :

  • Acte I : Aristea, fille de Clistene, roi de Sicyone, a été promise au vainqueur des prochains jeux olympiques, mais elle aime Megacle et en est aimée. Licida, que l’on croit fils du roi de Crète, aspire lui aussi à sa main ; sachant qu’il ne peut vaincre, il demande à son ami Megacle, à qui il doit la vie, de concourir sous son nom. Megacle accepte et, ayant appris trop tard que le prix est la main d’Aristea, respecte son serment et renonce à son amour. Argene, dame crétoise cachée sous l’identité de la bergère Licori, que Licida avait aimée, comprend que Licida ne l’aime plus ; Megacle n’ose pas avouer à Aristea pour qui il combat.
  • Acte II : Megacle a gagné les jeux sous le nom de Licida, plongeant Aristea dans l’abattement. Après un dialogue dramatique où il tente de la convaincre d’épouser Licida, il la quitte, résolu à se tuer. Désespérée, Aristea repousse Licida, tandis qu’Argene révèle au roi la substitution de personne.
  • Acte III : Condamné à l’exil pour sa supercherie, Licida, furieux, tente de tuer le roi et est condamné à mort ; Megacle, dont le suicide a échoué, puis Aristea tentent en vain de le sauver. Au moment de l’exécution, Argene, fiancée de Licida, demande à prendre sa place ; le collier qu’elle présente, offert par Licida, est reconnu par le roi comme celui d’un fils qu’il avait abandonné aux flots à cause d’une prophétie. Licida est ainsi reconnu comme le frère jumeau d’Aristea et gracié, et l’annonce des mariages de Megacle et d’Aristea, de Licida et d’Argene conclut l’opéra dans la joie générale.

Enregistrement(s) :

Clémencic — 1990

Format : 2 CD (DDD ; 71’00 + 64’00).
Label : Nuova Era (collection Ancient Music ; paru en 1991).
Référence : 6932/33
Année d’enregistrement : 1990 (enregistrement public, février 1990, Théâtre des Champs-Élysées, Paris).
Distribution :

  • Clistene : Andrew Walker Schultze
  • Aristea : Lucia Meeuwsen
  • Argene : Elisabeth von Magnus
  • Megacle : Mieke van der Sluis
  • Licida : Gérard Lesne, haute-contre
  • Aminta : Aris Christofellis, sopraniste
  • Alcandro : William Oberholtzer

Direction : René Clemencic (Ensemble vocal La Cappella)
Orchestre : Clemencic Consort (orchestre baroque)
Langue : italien

Particularité :

Version abrégée et sur instruments anciens, ne conservant que la sinfonia, les airs, un duo et les chœurs, sans les récitatifs, issue de concerts publics. Le texte d’accompagnement du disque relève notamment, comme l’un des plus beaux moments de l’ouvrage, le duo de Megacle et Aristea « Né giorni tuoi felici », à l’acte I.

Alessandrini — 2002

Format : 3 CD (DDD).
Label : Opus 111, distribué par Naïve (Édition Vivaldi, Opere teatrali vol. 1 ; paru le 15 octobre 2002).
Référence : OP 30316
Année d’enregistrement : 2002 (juillet 2002, Sala Accademica du Pontificio Istituto di Musica Sacra, Rome, enregistrement en studio).
Distribution :

  • Clistene : Riccardo Novaro, baryton
  • Aristea : Sonia Prina, contralto
  • Argene : Marianna Kulikova, mezzo-soprano
  • Megacle : Roberta Invernizzi
  • Licida : Sara Mingardo, contralto
  • Aminta : Laura Giordano, soprano
  • Alcandro : Sergio Foresti, basse

Direction : Rinaldo Alessandrini
Orchestre : Concerto Italiano
Langue : italien

Particularité :

Premier enregistrement de la collection « Vivaldi — Opere teatrali », sur une transcription et une révision d’Alessandrini. Très bien accueilli par la presse (Diapason d’or 2002, Classica « Recommandé », 5/5 dans Opéra International), il est salué pour le soin apporté aux récitatifs secs ; la critique est plus partagée sur la distribution, Mingardo et Invernizzi étant très louées et Giordano jugée trop verte dans le rôle d’Aminta.

Postérité :

L’Olimpiade fut la première œuvre lyrique de Vivaldi à être reprise au XXe siècle : Alfredo Casella la fit renaître en 1939 lors de la Semaine musicale de Sienne, dans une révision très libre de Virgilio Mortari. Elle a été enregistrée dès la fin des années 1970 (Szekeres, Hungaroton), avant les versions de Clémencic et d’Alessandrini.

Sources :

Livret de l’enregistrement Clémencic (Nuova Era, textes de Roberto Di Perna) ; pochettes des disques ; Wikipedia — L’Olimpiade (Vivaldi) ; Operadis ; Opéra Baroque.

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