Format
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Genre : Dramma lirico (Grand opéra) en 1 prologue et 3 actes.
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Musique : Amilcare Ponchielli.
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Livret : Antonio Ghislanzoni (d’après le poème poétique Konrad Wallenrod d’Adam Mickiewicz, paru en 1828).
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Langue : Italien.
Création
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Date & Lieu : 7 mars 1874, au Teatro alla Scala de Milan.
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I Lituani est l’un des opéras majeurs de Ponchielli précédant le triomphe de La Gioconda (1876). Une seconde version enrichie y fut redonnée le 6 mars 1875. L’œuvre mêle le bel canto italien à des structures chorales inspirées du Grand opéra français et du romantisme germanique.
Livret
Écrit par Antonio Ghislanzoni, le texte adapte le célèbre poème d’Adam Mickiewicz sur l’occupation de la Lituanie par l’Ordre Teutonique au XIVᵉ siècle. Le propos traite du « wallenrodism » : le sacrifice personnel, la feinte et la tromperie de l’intérieur face à un oppresseur quand la lutte armée directe est impossible. L’allégorie résonnait fortement auprès du public italien du Risorgimento.
Intrigue
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Prologue : En Lituanie. Face aux ravages des Chevaliers Teutoniques, le peuple et le barde Albano implorent le Ciel. Walter (l’époux de la princesse Aldona) revient du front marqué par la trahison de Vitoldo. Pour sauver sa patrie, il décide de s’infiltrer chez l’ennemi et fait de tragiques adieux à Aldona.
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Acte I : Dix ans plus tard à Marienburg. Walter s’est hissé au rang suprême de Grand Maître sous le nom de Corrado Wallenrod. Lors de son intronisation, il gracie contre toute attente dix prisonniers lituaniens, parmi lesquels Arnoldo, le frère d’Aldona. Arnoldo reconnaît Walter et prévient Aldona, arrivée sous des habits de pèlerin.
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Acte II : Durant le banquet de gala, Arnoldo et Aldona, travestis en bardes, chantent le martyre et la vengeance future de la Lituanie. La tension monte et Corrado évite un massacre. Vitoldo, devenu traître, reconnaît Aldona. Corrado ordonne de les emprisonner provisoirement pour éviter leur exécution immédiate.
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Acte III : Près d’un monastère en ruines, Corrado et Aldona se revoient brièvement. Mais Corrado est confondu par le tribunal secret de la Sainte-Vehme pour avoir mené sciemment l’armée teutonique à la défaite. Préférant la mort à la sentence de ses ennemis, Corrado boit du poison. Alors que les Lituaniens prennent d’assaut la forteresse, il meurt dans les bras d’Aldona en martyr de la liberté.
Enregistrement(s)
Gianandrea Gavazzen — 1979
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Format : LP / CD
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Label : Bongiovanni (Collection Novità del Passato)
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Année d’enregistrement : 1979 (Enregistré en public / concert radio à Turin)
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Distribution :
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Aldona : Yasuko Hayashi
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Corrado / Walter : Ottavio Garaventa
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Arnoldo : Carlo Cassis
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Albano : Ambrogio De Bortoli
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Vitoldo : Mario Riva
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Un Araldo : Giuseppe Ghione
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Direction : Gianandrea Gavazzeni
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Orchestre : Orchestra Sinfonica e Coro di Torino della RAI
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Langue : Italien
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Particularité : Captation live historique de la RAI qui a permis la redécouverte moderne de la partition à la fin des années 1970.
Modestas Pitrėnas — 2020
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Format : CD (2 CD) / Digital
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Label : Accentus Music
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Référence : PC2025
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Année d’enregistrement : Septembre 2020 (Enregistré à la Philharmonie Nationale de Lituanie à Vilnius)
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Distribution :
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Aldona : Jūratė Švedaitė-Waller
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Corrado / Walter : Kristian Benedikt
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Arnoldo : Modestas Sedlevičius
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Albano : Tadas Girininkas
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Vitoldo : Arūnas Malikėnas
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Minstrel : Agnė Stančikaitė
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Un Araldo : Edgaras Montvidas
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Direction : Modestas Pitrėnas
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Orchestre : Lithuanian National Symphony Orchestra & Kaunas State Choir
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Langue : Italien
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Particularité : Premier enregistrement studio/live intégral moderne sans les coupures appliquées au fil du temps (in corpore). Il inclut les scènes reconstituées à partir du matériel orchestral d’origine Ricordi et s’appuie sur une distribution entièrement lituanienne.
Postérité
Bien que I Lituani ait remporté un succès triomphal à sa création et circulé jusqu’à Saint-Pétersbourg ou Chicago, la reprise dirigée par Arturo Toscanini à La Scala en 1903 fut fraîchement accueillie, plongeant l’œuvre dans un long oubli.
Symbole fort en Lituanie (joué notamment lors du Réveil National en 1991 et pour le millénaire du nom du pays en 2009), l’opéra est redécouvert au disque et en concert comme une pièce charnière de la musique italienne du XIXᵉ siècle, faisant le pont entre le style verdiste et la Giovane Scuola (Puccini, Mascagni).



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