Format :
- Genre : opéra en quatre actes
- Musique : Carl Nielsen
- Livret : Einar Christiansen, d’après les Livres de Samuel (Ancien Testament)
- Langue : danois
Création :
Copenhague, Théâtre royal, 28 novembre 1902. Applaudie avec enthousiasme, surtout par les partisans du compositeur, l’œuvre fut jugée proche d’un « oratorio à traitement symphonique » ; Johan Svendsen y vit un travail « très intéressant ».
Livret :
Einar Christiansen adapte le récit biblique de la jalousie du roi Saül envers le jeune David, tiré des Livres de Samuel.
Intrigue :
- Acte I : Saül offre un sacrifice sans attendre le prophète Samuel et s’attire la condamnation divine. Le chant de David apaise le roi accablé. Michal et David tombent amoureux.
- Acte II : David vainc le géant philistin Goliath et obtient la main de Michal, mais Saül, pris d’une jalousie furieuse, le force à fuir.
- Acte III : David s’introduit dans le camp endormi de Saül et emporte la lance du roi, preuve qu’il aurait pu le tuer. Samuel arrive, oint David futur roi, puis meurt. David et Michal s’enfuient.
- Acte IV : Saül consulte la sorcière d’Endor pour faire apparaître l’esprit de Samuel et apprend sa perte prochaine. Désespéré, il sombre pendant la bataille ; Jonathan, mortellement blessé, meurt, et Saül se jette sur son épée. David est proclamé roi mais pleure Saül et Jonathan.
Enregistrement(s) :

Neeme Järvi — 1990
Format : 2 CD
Label : Chandos
Référence : CHAN 8911(2) (DBTD 2026)
Année d’enregistrement : 1990 (Colchester, Essex)
Distribution :
- Saul : Aage Haugland (basse)
- David : Peter Lindroos (ténor)
- Michal : Tina Kiberg (soprano)
- Jonathan : Kurt Westi (ténor)
- Samuel : Christian Christiansen (basse)
- Abner : Jørgen Klint (basse)
- La sorcière d’Endor : Anne Gjevang (contralto)
Direction : Neeme Järvi
Orchestre : Orchestre symphonique de la Radio nationale danoise
Chœur : Chœur de la Radio nationale danoise
Langue : danois
Particularité :
Œuvre de jeunesse de Nielsen, à la dramaturgie plus statique que son second opéra Maskarade, nourrie d’une écriture symphonique et chorale proche de l’oratorio.
Postérité :
Rarement jouée du vivant du compositeur, l’œuvre ne franchit les frontières qu’avec Göteborg (1928) puis Londres (1977). Elle compte aujourd’hui parmi les grandes œuvres lyriques danoises ; cet enregistrement de Järvi fait référence, après celles de Thomas Jensen (1960) et de Jascha Horenstein (en anglais).

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