Note personnelle : ,

Méhul, Etienne Nicolas — Stratonice (1792)

Format :

  • Opéra comique en un acte.
  • Musique : Étienne Nicolas Méhul (1763-1817).
  • Livret : François-Benoît Hoffman.
  • Langue : français.

Création :

3 mai 1792, Paris, Salle Favart (Opéra-Comique).
Œuvre de jeunesse de Méhul, alors âgé de vingt-huit ans, Stratonice fut un grand succès populaire : elle bénéficia de quelque 200 représentations du vivant du compositeur. Une parodie, Nice, parut en 1810 et l’opéra fut repris en 1821 à l’Académie royale de musique avec de nouveaux récitatifs de Joseph Daussoigne-Méhul.

Livret :

Hoffman s’inspire d’un épisode de l’histoire de la dynastie séleucide, rapporté par Lucien de Samosate, que la peinture a souvent illustré : le prince Antiochus, malade d’amour pour la fiancée de son père, est sauvé par la perspicacité d’un médecin. Le sujet permet une action resserrée, centrée sur les sentiments plus que sur l’intrigue.

Intrigue :

  • Acte unique : Dans le palais royal de Syrie, le prince Antiochus, fils du roi Séleucus, se meurt d’un mal qu’il refuse de nommer. Le médecin Erasistrate observe que le pouls du prince s’accélère à la vue de Stratonice, fiancée de son père, et diagnostique un amour impossible. Séleucus, apprenant la vérité, préfère le bonheur de son fils à son propre désir et lui cède Stratonice.

Enregistrement(s) :

William Christie — 1996

Format : CD
Label : Erato (coproduction avec Westdeutscher Rundfunk Köln)
Référence : 0630-12714-2
Année d’enregistrement : 23-27 avril 1995, Studio Stollbergerstrasse, Westdeutscher Rundfunk, Cologne ; paru en 1996.
Distribution :

  • Stratonice : Patricia Petibon, soprano
  • Antiochus : Yann Beuron, ténor
  • Séleucus : Étienne Lescroart, ténor
  • Erasistrate : Karl Daymond, baryton

Direction : William Christie
Orchestre : Cappella Coloniensis ; Corona Coloniensis (chœur)
Langue : français

Particularité :

Première mondiale au disque, durée totale d’environ 65 minutes. Christie y défend une partition dont l’ensemble central, qui évolue du duo au quatuor, avait impressionné les contemporains par sa longueur inhabituelle sur les scènes françaises.

Postérité :

Cherubini tenait Stratonice pour le chef-d’œuvre de Méhul. La critique moderne salue l’habileté de construction, la richesse harmonique et la puissance dramatique de l’orchestration, tout en regrettant un certain manque de mélodie et de passion. L’enregistrement de William Christie, premier de l’œuvre au disque, l’a remise à la portée des mélomanes.

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