Format
- Opéra-comique en 3 actes, sur un livret d’Alfred Duru et Henri Chivot.
Création
- 29 décembre 1880 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, à Paris.
Livret
- Henri Chivot et Alfred Duru.
Intrigue
- Dans un pays imaginaire d’Italie, Bettina, jeune gardeuse de dindons, possède un pouvoir particulier : elle porte bonheur à ceux qui l’emploient, à condition de rester vierge. Le prince Laurent XVII, accablé par la malchance, décide de l’attacher à sa cour. Aussitôt, la fortune revient dans ses États. Mais Pippo, le jeune berger amoureux de Bettina, ne compte pas la laisser à la cour. Les deux jeunes gens s’enfuient chez le prince de Pise, ennemi de Laurent. Privé de sa « mascotte », Laurent retrouve tous ses malheurs. Finalement, les conflits sont résolus et Bettina peut épouser Pippo, qu’elle aime réellement.
Enregistrement(s)

Version historique — Robert Benedetti (1956)
- Format : CD (2 CD — intégrale / enregistrement historique)
- Label : Decca, puis rééditions Accord / Universal
- Référence de l’édition CD : Accord 465 877-2 .
- Enregistrement : 1956.
- Première publication : microsillons Decca en 1959. La BnF confirme les références originales Decca FMT 163711 / FMT 163712.
Distribution :
- Bettina : Geneviève Moizan
- Pippo : Robert Massard
- Laurent XVII : Lucien Baroux
- Fritellini : Bernard Alvi
- Rocco : Robert Destain
- Fiametta : Denise Cauchard.
Direction & Orchestre :
- Direction : Robert Benedetti
- Chœurs et orchestre : ensemble non précisément identifié dans la notice BnF ; les sources discographiques le donnent comme l’orchestre accompagnant la production de 1956.
Postérité
La Mascotte est le plus grand succès d’Edmond Audran. Créée en 1880, l’œuvre connut une carrière exceptionnelle, avec plusieurs centaines de représentations à Paris et une diffusion internationale très rapide. Elle fut notamment montée à Londres dès 1881.
L’opérette a surtout laissé son nom au langage courant : le terme « mascotte », issu du provençal mascoto, s’est largement diffusé grâce au succès de l’œuvre.
L’enregistrement de 1956 avec Geneviève Moizan, Robert Massard et Lucien Baroux, dirigé par Robert Benedetti, est particulièrement précieux : il constitue l’un des témoignages majeurs de la tradition française de l’opérette et a heureusement été conservé puis réédité en CD.

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