Format :
- Dramma per musica en 3 actes.
- Musique : Tomaso Albinoni.
- Livret : Francesco Silvani.
- Langue : Italien.
Création :
1701, au Teatro Sant’Angelo, Venise.
À l’aube du XVIIIe siècle, Albinoni forge son identité opératique. La musique accompagne cette comédie d’erreur avec une vitalité étincelante, utilisant un contrepoint alerte pour les ensembles de quiproquos.
Livret :
« La tromperie innocente » repose sur l’archétype du déguisement bien intentionné. Les identités cachées, souvent pour échapper à un péril ou vérifier la sincérité d’un amant, enclenchent la machine théâtrale.
Intrigue :
- Acte I : Une princesse ou un jeune noble se travestit (en pâtre ou en chevalier) pour approcher incognito la cour de l’être aimé ou échapper à un tuteur despotique.
- Acte II : Le déguisement (« l’inganno ») provoque des désastres inattendus : la personne travestie suscite l’amour d’un tiers, créant un imbroglio sentimental inextricable et des jalousies féroces.
- Acte III : Devant le risque d’un duel ou d’une exécution, l’identité véritable est révélée. La tromperie étant jugée « innocente » (motivée par l’amour pur), tous pardonnent et célèbrent le double mariage.
Postérité :
L’un des premiers grands succès d’Albinoni, exporté dans de nombreux théâtres du nord de l’Italie pour la virtuosité de ses arias d’agilité.

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