Format :
- Dramma lirico (Opéra romantique) en 3 actes.
- Musique : Jules Eugène Abraham Alary.
- Livret : Inspiré du drame historique.
- Langue : Italien.
Création :
1840, au Teatro della Pergola, à Florence.
Avant de conquérir les salons parisiens, le jeune Alary (26 ans) fait ses preuves sur ses terres natales italiennes. Rosamunde répond aux canons du bel canto romantique de l’époque, exigeant des sopranos aux graves nourris et aux aigus d’acier, soutenus par un orchestre cherchant l’impact dramatique direct.
Livret :
Le sujet navigue souvent entre la cruelle souveraine des Lombards ou la maîtresse infortunée du roi d’Angleterre (Rosamund Clifford). L’esthétique est celle de l’histoire sombre : jalousies royales, poisons, et dilemmes politiques intraitables.
Intrigue :
- Acte I : Rosamunde, éprise du souverain, vit cachée ou est confrontée à la colère de la reine légitime. Les menaces pèsent sur elle, provoquant des duos de grande tension. L’ombre de la mort plane déjà sur les protagonistes.
- Acte II : Isolée dans son labyrinthe ou sa forteresse, l’héroïne est trahie par un confident. La reine ou le rival assoiffé de vengeance parvient à la débusquer, instaurant un affrontement psychologique féroce soutenu par un orchestre haletant.
- Acte III : Forcée de choisir entre le poignard et le poison, Rosamunde boit la coupe fatale (la scène de la mort est la grande page vocale de l’œuvre). Le roi arrive trop tard pour la sauver, sombrant dans la folie ou luttant contre sa propre épouse criminelle.
Postérité :
Cette tragédie florentine a assuré à Alary une légitimité dans le genre sérieux, lui ouvrant les portes de Paris. C’est un opéra ottocentesco de très belle facture, calqué sur les modèles de Donizetti et du premier Verdi, témoignage de la férocité lyrique prisée en Italie au début des années 1840.

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