Format :
- Dramma lirico / Grand Opéra italien en 3 ou 4 actes.
- Musique : Jules Eugène Abraham Alary.
- Livret : Basé sur la tragédie éponyme de Lord Byron.
- Langue : Italien.
Création :
1852, à Saint-Pétersbourg (au Théâtre Impérial Italien).
Prestigiusement invité en Russie, Alary adapte sa musique à la démesure des théâtres impériaux. L’orchestration s’épaissit, intégrant un orientalisme sombre, des chœurs colossaux et de puissants effets scéniques pour illustrer la décadence d’un empire antique, s’inscrivant dans la lignée des drames apocalyptiques de l’époque.
Livret :
Inspiré de Byron, le texte retrace les derniers jours de Sardanapale, le légendaire et efféminé roi d’Assyrie. Réveillé de sa torpeur hédoniste par une rébellion, le souverain pacifiste découvre le goût du sang avant de choisir une mort cosmique et orgueilleuse.
Intrigue :
- Acte I : À Ninive, Sardanapale mène une vie de débauche et de plaisirs avec son esclave ionienne Myrrha. Ignorant les avertissements de ses fidèles, il refuse de réprimer brutalement les complots qui se trament dans l’ombre.
- Acte II : La révolte éclate dans le palais. Confronté à la trahison, le roi pacifiste se métamorphose en guerrier furieux, menant ses troupes au combat avec un courage inattendu lors de vastes scènes de batailles symphoniques.
- Acte III : Vaincu malgré son courage héroïque, Sardanapale préfère l’annihilation à la captivité. Il ordonne la construction d’un immense bûcher. Myrrha, refusant de lui survivre, y met le feu. Ils périssent ensemble dans les flammes, entraînant avec eux les richesses de l’empire dans un chœur final cataclysmique.
Postérité :
Commandé par la cour de Russie, Sardanapalo offrait des scènes de destructions massives qui fascinaient les élites pétersbourgeoises. De nos jours, il reste une curiosité impressionnante de l’exotisme byronien de l’opéra romantique, éclipsé à long terme par le poème symphonique de Liszt sur le même sujet.

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