Note personnelle : ,

Afanas’yev, Nikolay Yakovlevich — Kuznets Vakula (1875)

Format :

  • Opéra comico-fantastique en 3 actes.
  • Musique : Nikolay Yakovlevich Afanas’yev.
  • Livret : Yakov Polonsky, basé sur la nouvelle La Nuit de Noël de Nikolaï Gogol.
  • Langue : Russe.

Création :

Composé en 1875 pour le grand concours de la Société Musicale Russe (non représenté).
À l’âge de 54 ans, Afanas’yev participe au célèbre concours organisé en mémoire de la Grande-Duchesse Elena Pavlovna. Sa partition exploite le folklore ukrainien, intégrant des gopaks (danses paysannes), des mélodies populaires et une orchestration étincelante pour figurer les éléments surnaturels.

Livret :

Le livret, imposé à tous les candidats (et remporté par Tchaïkovski), plonge dans le merveilleux paysan de Gogol : l’Ukraine de Catherine II, les diables, les sorcières volant sur des balais, et les amours têtues d’un forgeron pour la fille la plus coquette du village.

Intrigue :

  • Acte I : La veille de Noël à Dikanka. Le diable vole la lune pour plonger le village dans le noir et contrarier le forgeron Vakula. La belle Oksana, par vanité, refuse d’épouser Vakula à moins qu’il ne lui rapporte les escarpins de la Tsarine de Saint-Pétersbourg.
  • Acte II : La sorcière Solokha (mère de Vakula) reçoit tour à tour divers notables du village, qu’elle cache dans des sacs à charbon. Vakula, désespéré, trouve le diable. Au lieu de céder son âme, il capture le démon et le force à l’emmener par les airs jusqu’à la capitale.
  • Acte III : À Saint-Pétersbourg, Vakula se joint à des Cosaques zaporogues, obtient les escarpins impériaux de la Tsarine (grâce à une audience palatine grandiose). Il retourne à Dikanka au petit matin ; Oksana, repentante et effrayée de l’avoir perdu, accepte sa main.

Postérité :

Afanas’yev n’obtint pas le prix (décerné à Tchaïkovski pour ce qui deviendra Les Caprices d’Oxane, puis Tcherevitchki). L’œuvre d’Afanas’yev, bien que musicalement très vivante et profondément authentique dans son traitement du folklore, fut définitivement éclipsée par celles de Tchaïkovski et, plus tard, par La Nuit de Noël de Rimski-Korsakov.

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