Format :
- Opéra-comique / Pasticcio en 1 prologue et 1 acte.
- Musique : Adolphe Adam, en collaboration avec D.-F.-E. Auber, M. Carafa, et F. Halévy.
- Livret : Alphonse Royer et Gustave Vaëz.
- Langue : Français.
Création :
15 novembre 1847, à l’Opéra-National, Paris.
Cette œuvre de circonstance fut commandée pour inaugurer le théâtre fondé et financé par Adam lui-même : l’Opéra-National (ancêtre du Théâtre-Lyrique). Afin de célébrer l’événement, Adam fit appel à ses prestigieux confrères de l’Institut pour composer chacun une partie de cet hommage à la jeune création artistique.
Livret :
Véritable profession de foi pour son nouveau théâtre, le livret est un plaidoyer allégorique en faveur des jeunes talents (compositeurs et chanteurs) qui luttent pour faire leurs « premiers pas » face à la rigidité des grandes institutions (l’Opéra et l’Opéra-Comique historiques).
Intrigue :
- Prologue & Acte unique : Des figures allégoriques de la Musique, de la Poésie et de l’Académie s’affrontent autour de jeunes aspirants artistes. Repoussés par les gardiens du temple, les jeunes talents décident de fonder leur propre scène (une métaphore évidente du nouveau théâtre d’Adam). L’ouvrage se termine par un immense chœur d’apothéose où l’art nouveau est béni par les Muses.
Postérité :
Cette œuvre de propagande culturelle remplit son rôle de manifeste inaugural avec éclat, grâce aux contributions croisées des plus célèbres musiciens de France. La partition, très hétérogène, n’a plus été jouée après la faillite désastreuse de l’entreprise lors de la révolution de 1848, qui ruina définitivement Adolphe Adam.

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