Format :
- Opéra-comique en 2 actes.
- Musique : Adolphe Adam.
- Livret : Léon-Lévy Brunswick.
- Langue : Français.
Création :
24 mars 1856, au Théâtre-Lyrique, Paris.
Créée à peine un mois avant sa disparition brutale, Mam’zelle Geneviève prouve que la verve mélodique d’Adam ne s’est jamais démentie. Sans renouveler le genre de fond en comble, il livre à la troupe du Théâtre-Lyrique une comédie pleine de grâce et d’esprit parisien.
Livret :
Le livret s’ancre dans le quotidien de la petite bourgeoisie parisienne et de ses artisans. Le ressort principal est le mariage contrarié et l’esprit de décision de l’héroïne titulaire, marquant l’indépendance de plus en plus affirmée des personnages féminins dans la comédie du milieu du siècle.
Intrigue :
- Acte I : Geneviève, jeune couturière ou artisane à la langue bien pendue, résiste aux avances d’un tuteur envahissant ou d’un notable balourd, préférant un modeste ouvrier. Elle s’invente de fausses origines nobles ou un héritage pour repousser les importuns.
- Acte II : Le stratagème se retourne contre elle lorsque des huissiers s’en mêlent. Faisant front avec esprit, elle retourne la situation en manipulant les lois à son avantage, humiliant les puissants et concluant par son propre mariage avec l’homme de son choix.
Postérité :
L’œuvre fut balayée par l’onde de choc de la mort soudaine du compositeur. Elle figure parmi les nombreuses pièces d’artisanat supérieur d’Adam, oubliées aujourd’hui mais indispensables pour comprendre la vitalité du théâtre de divertissement français à l’aube du Second Empire.

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