Note personnelle : ,

Abeille, Ludwig — Peter und Ännchen (1809)

Format :

  • Singspiel en un acte dans sa conception scénique attestée par la tradition moderne ; certaines notices anciennes le décrivent comme un ouvrage en deux actes.
  • Musique : Ludwig Abeille.
  • Livret : Franz Carl Hiemer, d’après Annette et Lubin de Charles-Simon Favart et Marie Favart, lui-même issu du conte moral de Jean-François Marmontel.
  • Langue : allemand.

Création :

29 septembre 1809, au théâtre du palais de Ludwigsburg, près de Stuttgart.
Abeille a alors quarante-sept ans. Son théâtre appartient au courant du Singspiel allemand, dans lequel le dialogue et les numéros chantés s’équilibrent encore selon une esthétique héritée de Mozart et de la tradition franco-allemande de la comédie musicale. L’œuvre se situe cependant déjà dans le climat qui prépare l’essor du romantisme allemand.

Livret :

Franz Carl Hiemer avait déjà collaboré avec Abeille pour Amor und Psyche. Pour Peter und Ännchen, il reprend la chaîne littéraire qui va de Marmontel à la comédie mêlée d’ariettes de Favart. Le sujet repose sur deux jeunes gens élevés ensemble et qui découvrent que leur affection réciproque se heurte aux conventions sociales et religieuses.

Intrigue :

  • Acte unique : Peter et Ännchen, deux jeunes gens élevés ensemble comme des proches parents, découvrent que leur affection d’enfance est devenue un amour véritable. Leur entourage considère cependant cette union comme impossible en raison de leur parenté supposée. Les jeunes gens se trouvent ainsi confrontés à l’autorité morale et aux conventions du village. Après diverses interventions et discussions, la situation est finalement clarifiée et l’amour peut être reconnu légitime. Le Singspiel mêle ainsi innocence pastorale, sentiment amoureux et satire légère des conventions sociales.

Postérité :

Peter und Ännchen connut une réelle popularité dans les pays germanophones et fut également représenté à Paris en 1810 sous le titre Pierre et Annette. Une réduction pour voix et piano fut publiée, contribuant à la diffusion de l’ouvrage. Aujourd’hui, le Singspiel demeure peu joué, mais son intérêt est réel pour l’histoire de la scène allemande entre Mozart et Weber. Hiemer, son librettiste, devait ensuite écrire pour Carl Maria von Weber les livrets de Silvana et d’Abu Hassan.

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