Format :
- Opéra (« poema tragico ») en trois actes.
- Musique : Ottorino Respighi (1879-1936).
- Livret : Alessandro Cerè, d’après la tragédie Sémiramis (1748) de Voltaire.
- Langue : italien.
Création :
20 novembre 1910, Teatro Comunale, Bologne.
La création, dirigée par Rodolfo Ferrari, réunit notamment Elsa Bland (Semirâma), Giuseppe Borgatti (Merôdach), Edoardo Faticanti (Falâsar), Maria Llacer-Casali (Susiâna), Giulio Cirino (Ormus) et Domenico Casadio (Satibara). C’est le deuxième ouvrage lyrique de Respighi, cinq ans après la comédie Re Enzo (1905), et sa première affirmation importante dans le monde lyrique italien : le succès est vif, avec de nombreux rappels pour le compositeur et les chanteurs, et la presse bolonaise se montre en grande partie favorable. Respighi, alors ancien altiste de l’orchestre du Teatro Comunale, s’installera à Rome en 1913.
Livret :
Alessandro Cerè s’inspire de la tragédie de Voltaire, qui traite le même sujet que la Semiramide de Rossini, mais l’intrigue n’a guère de rapport avec celle de ce dernier : l’action, située dans la Babylone antique, est un drame d’orgueil, de luxure et de violence où revient comme un leitmotiv le thème de la mort. La partition, richement orchestrée (célesta, sistre, xylophone, six cors, contrebasson), subit l’influence de Salomé de Richard Strauss et de l’orientalisme russe de Rimski-Korsakov.
Intrigue :
- Trois actes : À Babylone, la reine Semirâma, qui a fait tuer son époux avec l’aide de son amant Falâsar, tétrarque d’Assyrie, et fait exiler son fils Ninya, s’éprend de Merôdach, guerrier inconnu qui revient dans la ville. Celui-ci retrouve son amie d’enfance Susiâna, princesse chaldéenne. Falâsar consulte le grand prêtre Ormus et, quand Semirâma s’obstine à vouloir épouser Merôdach, affirme qu’il est Ninya, ce que la reine refuse de croire. Avant les noces, Susiâna révèle la vérité à Merôdach. Celui-ci tente de tuer Falâsar mais, dans l’obscurité, tue sa propre mère.
Enregistrement(s) :

Lamberto Gardelli — 1992
Format : 2 CD (DDD), mention « 1st recording » sur la pochette.
Label : Hungaroton
Référence : HCD 31197-98 (code-barres 5991813119728)
Année d’enregistrement : 1990 (lieu et date exacte non précisés) ; parution en 1992.
Distribution :
- Semirama, reine de Babylone : Éva Marton, soprano
- Susiana, princesse chaldéenne : Veronika Kincses, soprano
- Merodach, général babylonien : Lando Bartolini, ténor
- Falasar, tétrarque d’Assyrie : Lajos Miller, baryton
- Ormus, grand prêtre du temple de Baal : László Polgár, basse
- Satibara, prophète du temple de Baal : Tamás Clementis, basse
Direction : Lamberto Gardelli
Orchestre : Orchestre d’État hongrois (Hungarian State Orchestra) ; Chœur de la Radio et Télévision hongroises (chef de chœur : Péter Erdei)
Langue : italien
Particularité :
Premier enregistrement de l’ouvrage, confié aux forces hongroises de Lamberto Gardelli, qui avait déjà gravé pour Hungaroton plusieurs autres opéras de Respighi. La pochette annonce un livret et des notes en anglais, français, allemand et hongrois.
Postérité :
Après son succès bolonais, Semirâma est restée dans l’ombre des œuvres orchestrales qui ont fait la gloire de Respighi, et elle est aujourd’hui rarement donnée. Certains observateurs ont relevé son influence possible sur Turandot de Puccini, composée une dizaine d’années plus tard. L’enregistrement de Gardelli chez Hungaroton reste la principale référence discographique de l’ouvrage.

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