Note personnelle : ,

Porpora, Nicola — L’Angelica (1720)

Format :

  • Serenata pour six voix et instruments, en 2 parties.
  • Musique : Nicola Porpora.
  • Livret : Pietro Metastasio, d’après les chants XIX et XXIII de l’Orlando furioso de l’Arioste.
  • Langue : italien.

Création :

4 septembre 1720, à Naples, dans le palais d’Antonio Carmine Caracciolo, prince de Torella, pour fêter l’anniversaire de l’impératrice Élisabeth-Christine, dans la Naples du vice-royaume autrichien.
Porpora, âgé de trente-quatre ans, compte déjà plusieurs opéras à son actif ; L’Angelica est l’une de ses premières œuvres de premier plan. La partition se caractérise par un récitatif secco expressif et des airs de coupe virtuose, avec une instrumentation parfois très soignée (fanfare, violon et violoncelle solistes).

Livret :

Metastasio, alors âgé de vingt-deux ans, vient d’arriver à Naples. Il y reprend l’histoire d’Angélique et de Médor, tirée de l’Arioste, et la transporte dans un monde pastoral. Il y ajoute deux bergers, Licori et Tirsi, ainsi que le vieux sage Titiro, qui commente l’action sur un ton moralisant. Le livret commence avec Angélique secourant Médor blessé et s’achève sur la folie d’Orlando.

Intrigue :

  • Première partie : Angelica, aidée du berger Titiro, soigne le chevalier Medoro blessé, tandis que Licori, fille de Titiro, et son amant Tirsi vivent leurs amours de bergers. Orlando, qui ignore la présence de Medoro, arrive sur les lieux ; Angelica le rassure sur son amour, puis le quitte sous un prétexte.
  • Deuxième partie : Pour retenir Orlando et permettre la fuite du couple, Medoro persuade Licori, réticente, de le séduire en feignant de l’aimer. Les propos de Licori sont entendus par Tirsi, qui les croit sincères et se montre jaloux. Orlando repousse Licori ; Angelica console la bergère, et les deux bergers se réconcilient. À la nuit, Angelica et Medoro, après avoir fait leurs adieux aux lieux de leur amour, s’enfuient. Orlando, qui apprend par Titiro l’existence de Medoro et l’amour partagé d’Angelica, devient fou.

Enregistrement(s) :

Federico Maria Sardelli — 2021

Format : CD (2 disques probables)
Label : Dynamic
Référence : CDS7936.02
Année d’enregistrement : 30 juillet au 3 août 2021, 47e Festival della Valle d’Itria, Palazzo Ducale, Martina Franca (coproduction avec le Staatstheater Mainz). Première mondiale en disque.
Distribution :

  • Orlando : Teresa Iervolino
  • Medoro : Paola Valentina Molinari
  • Angelica : Ekaterina Bakanova
  • Licori : Gaia Petrone
  • Titiro : Sergio Foresti
  • Tirsi : Barbara Massaro

Direction : Federico Maria Sardelli
Orchestre : La Lira di Orfeo
Langue : italien

Particularité :

Première mondiale en disque, dans une édition de Raffaele Pe et de La Lira di Orfeo. La création de 1720 réunissait Marianna Benti Bulgarelli, dite « la Romanina » (Angelica), et un tout jeune Carlo Broschi, le futur Farinelli, alors âgé de quinze ans (Tirsi), avec Domenico Gizzi (Medoro), Francesco Vitale (Orlando), Santa Marchesini (Licori) et Gioacchino Corrado (Titiro). Deux manuscrits musicaux datés d’août 1720 subsistent, l’un autographe à la British Library, l’autre à l’Österreichische Nationalbibliothek, probablement exemplaire de présentation pour l’impératrice.

Postérité :

L’œuvre reste rare : sa reprise de 2021 à Martina Franca constitue sa première version enregistrée, publiée par Dynamic.

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