Note personnelle : ,

Peri, Jacopo — Euridice (1600)

Format :

  • Dramma per musica (favola pastorale) en un prologue et cinq scènes, avec sept chœurs.
  • Musique : Jacopo Peri (1561-1633), avec quelques pages de Giulio Caccini
  • Livret : Ottavio Rinuccini (1562-1621)
  • Langue : italien

Création :

6 octobre 1600, Palazzo Pitti, Florence.
Donné le quatrième jour des festivités du mariage par procuration de Marie de Médicis et d’Henri IV, devant un public restreint de princes et de courtisans. Peri chantait lui-même Orfeo ; Jacopo Corsi tenait le clavecin et seuls quatre instruments accompagnaient. Les chanteurs de Caccini participèrent à la production, et environ un sixième de la musique (airs de ses interprètes) est de lui. Vittoria Archilei chantait Euridice. Cet opéra est le plus ancien dont la partition complète nous soit parvenue.

Livret :

Ottavio Rinuccini, d’après les Métamorphoses d’Ovide (livres X et XI). Le mythe d’Orphée y connaît un dénouement heureux, Euridice revenant sans condition parmi les vivants : les circonstances de la commande, un mariage royal, interdisaient toute ombre tragique. Rinuccini avait déjà écrit Dafne (1594-1598), dont ne subsistent que quelques fragments.

Intrigue :

  • Prologue : La Tragédie annonce qu’en l’honneur du mariage royal elle adoucira son langage et évitera les scènes sanglantes.
  • Scène 1 : Dans la campagne d’Arcadie, nymphes et bergers célèbrent les noces d’Orfeo et d’Euridice.
  • Scène 2 : Dafne annonce qu’Euridice est morte, mordue par un serpent. Orfeo se lamente et jure de la ramener des Enfers.
  • Scène 3 : Arcetro raconte que Vénus a emporté Orfeo sur son char vers les portes des Enfers.
  • Scène 4 : Orfeo implore Pluton, Proserpine et Caron ; son chant les émeut et Pluton cède, rendant Euridice à son époux.
  • Scène 5 : Orfeo et Euridice reviennent parmi les bergers, qui célèbrent la puissance de la poésie et de l’amour.

Enregistrement(s)

Angelo Ephrikian — 1967

Format : 2 CD (d’abord publié en 33 tours)
Label : Rivo Alto (publication d’origine : Arcophon / Orpheus, vers 1968)
Référence : 8915
Année d’enregistrement : 1967 ; édition CD vers 1997-1999
Distribution :

  • Solistes (rôles non attribués) : Nerina Santini, Elena Barcis, Karla Schlean (sopranos) ; Adele Bonay (contralto) ; Rodolfo Farolfi, Adolfo Filistad, Franco Ghitti (ténors) ; Gastone Sarti (baryton) ; Federico Davia, Giuseppe Donadoni (basses)

Direction : Angelo Ephrikian
Orchestre : I Solisti di Milano ; Coro Polifonico di Milano (chef de chœur : Giulio Bertola)
Langue : italien

Particularité :
Enregistrement ancien, sur instruments modernes, et la plus ancienne des cinq versions réunies ici. La pochette cite la partition de 1600 et le mariage de Marie de Médicis.

Roberto De Caro — 1992

Format : 2 CD
Label : Arts (collection Authentic)
Référence : 47276
Année d’enregistrement : 1992 ; édition de 1995-1996
Distribution :

  • Gloria Banditelli, mezzo-soprano
  • Gian Paolo Fagotto, ténor
  • Mario Cecchetti, ténor
  • Giuseppe Zambon, contre-ténor
  • Sergio Foresti, basse
  • Rossana Bertini, soprano
  • Monica Benvenuti, soprano
  • Furio Zanasi, basse
  • (rôles non attribués ; autres solistes : Paolo Da Col, Stefano Falqui, Carlo Alberto Veronesi, Cristiano Tavassi)

Direction : Roberto De Caro
Orchestre : Ensemble Arpeggio
Langue : italien

Particularité :
Édité sous la mention « The First Ever Opera », avec une notice et une traduction du livret de Howard Mayer Brown.

Mireille Podeur — 1993

Format : 2 CD (88’06)
Label : Maguelone
Référence : 111105
Année d’enregistrement : 1993 (enregistrement public, production de l’Opéra de Rouen) ; édition de 1998
Distribution :

  • Orfeo : Olivier Lallouette, baryton
  • Euridice : Katalin Karolyi, soprano
  • Dafne : Françoise Masset, soprano
  • (autres rôles non vérifiés)

Direction : Mireille Podeur
Orchestre : Chœur et orchestre Les Arts Baroques
Langue : italien

Particularité :
Version issue de la production de l’Opéra de Rouen. Le livret du coffret, en français, anglais et allemand, comprend une notice de Mireille Podeur et des textes de F. W. Sternfeld et Georgie Durosoir sur les deux Euridice de Peri et de Caccini ; le disque a reçu le label « Choix de la critique ».

Anibal E. Cetrangolo — 1995

Format : 2 CD
Label : Pavane Records (collection Early Opera Collection)
Référence : ADW 7372/3
Année d’enregistrement : 1995 ; édition de 1997
Distribution :

  • La Tragedia / Dafne : Sylva Pozzer, soprano
  • Orfeo : Luca Dordolo, ténor
  • Arcetro : Mirko Guadagnini, ténor
  • Aminta : Alessandro Gargiulo, ténor
  • Euridice : Maria Antonietta Piovan, soprano
  • Pastore del coro : Alessandro Carmignani, ténor
  • Proserpina : Bianca Simone, mezzo-soprano
  • Plutone : Luca Ferracin, basse
  • Radamanto / Tirsi : Matteo Zenatti, ténor
  • Venere : Loredana Putzolu, mezzo-soprano
  • Ninfa del coro : Marisa Pugina, soprano
  • Altra ninfa del coro : Chiara Drago, soprano
  • Caronte : Antonio Domenighini, baryton

Direction : Anibal E. Cetrangolo
Orchestre : La Compagnia dei Febi Armonici — Ensemble Albalonga (instruments originaux)
Langue : italien

Particularité :
Interprétation sur instruments d’époque, avec la distribution la plus détaillée de toutes les versions. La pochette reproduit une œuvre d’Alessandro Varotari, dit le Padovanino, Orphée et Eurydice.

Władysław Kłosiewicz — 2000

Format : 2 CD
Label : Pro Musica Camerata (Warszawska Opera Kameralna)
Référence : non vérifiée
Année d’enregistrement : 6 octobre 2000 (enregistrement public, Varsovie)
Distribution :

  • Solistes de l’Opéra de chambre de Varsovie (noms et rôles non vérifiés)

Direction : Władysław Kłosiewicz
Orchestre : Musicae Antiquae Collegium Varsoviense (instruments d’époque)
Langue : italien

Particularité :
Enregistrement du spectacle donné à l’Opéra de chambre de Varsovie le 6 octobre 2000, jour pour jour quatre cents ans après la création ; la pochette reproduit la page de titre de l’édition de Marescotti (Florence, 1600) et porte la mention « 400 ans de l’opéra lyrique ».

Postérité :

Œuvre fondatrice du stile recitativo (le « recitar cantando »), qui libère la mélodie du contrepoint savant au profit de l’intelligibilité du texte. Caccini mit en musique le même livret la même année et le publia avant Peri, mais son Euridice ne fut représentée qu’en 1602. Le style de la lamentation d’Orfeo, dont l’expressivité harmonique est remarquable, a probablement influencé Monteverdi pour son Orfeo (1607).

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *