Note personnelle : , ,

Paisiello, Giovanni — Nina o sia La pazza per amore (1789)

Format :

  • Opéra en deux actes dans sa version révisée de 1790 (la version de création de 1789 était en un acte).
  • Musique : Giovanni Paisiello (1740-1816).
  • Livret : Giovanni Battista Lorenzi, d’après la traduction de Giuseppe Carpani du livret de Benoît-Joseph Marsollier pour la Nina de Dalayrac (1786).
  • Langue : italien.

Création :

25 juin 1789, Teatro del Reale Sito di Belvedere, San Leucio (Caserta).
Cette première version, en un acte, fut donnée devant la famille royale napolitaine. La version révisée en deux actes fut créée au Teatro dei Fiorentini de Naples à l’automne 1790, avec des ajouts de Lorenzi (une chanson de berger, un air de Giorgio et un quatuor concluant l’acte I) ; les dialogues parlés n’ont été remplacés par des récitatifs italiens qu’à partir de 1794.

Livret :

Le livret s’inspire de Nina ou La folle par amour de Marsollier, déjà mis en musique par Dalayrac en 1786, dans le contexte de la fascination française de la fin du XVIIIe siècle pour la folie comme source de vérité. San Leucio, où l’œuvre a été créée, était une communauté fondée sur des principes égalitaires ; l’opus a été lu comme une célébration des idéaux des Lumières et de Rousseau.

Intrigue :

  • Acte I : Nina est devenue folle de chagrin d’amour. Elle devait épouser Lindoro avec l’accord de son père, mais, le jour des noces, un prétendant plus riche et plus puissant s’est présenté et le comte a repris sa parole. Lindoro a provoqué le rival en duel et a été grièvement blessé ; Nina, le croyant mort, a perdu la raison. Elle erre dans le village en faisant le bien, adorée des villageois, tandis que le comte est tourmenté par le remords. Chaque jour, elle attend Lindoro au carrefour ; ne le voyant pas venir, elle laisse des fleurs et retourne au village.
  • Acte II : Giorgio apprend au comte que Lindoro est vivant et attend aux portes du château. Le comte l’accueille en larmes de joie. Lindoro explique qu’il a été soigné par un ami et qu’il est resté éloigné parce qu’il croyait Nina mariée à son rival ; il est horrifié d’apprendre qu’elle a perdu la raison. Les amants sont réunis et Nina retrouve sa lucidité.

Enregistrement(s) :

Richard Bonynge — 1989

Format : 2 CD (DDD), 30 plages, durée totale 1:40:25.
Label : Nuova Era.
Année d’enregistrement : 1989 ; date et lieu précis non indiqués dans les sources consultées. La pochette porte la mention « Festival Belliniano ».
Distribution : Marina Bolgan, Don Bernardini, Francesco Musinu, Fiorella Pediconi, Giorgio Surian (rôles non précisés dans les sources consultées ; les crédits du disque mentionnent aussi Carlo Bosi, ténor, et Berta Ceglie, mezzo-soprano).
Direction : Richard Bonynge.
Orchestre et chœur : Orchestra e Coro del Teatro Massimo « Bellini » di Catania.
Langue : italien.

Particularité :

La date de parution varie selon les sources (2003, 2006 ou 2008 pour les rééditions numériques). Aucune critique détaillée de ce disque n’a été trouvée dans les sources consultées.

Ádám Fischer — 2002

Format : 1 DVD vidéo (environ 120 minutes), filmé sur scène, avec en bonus le documentaire A Forgotten Genius – A Portrait of the Composer et un livret de 32 pages.
Label : Arthaus Musik.
Référence : 100 366.
Année d’enregistrement : 2002, Opernhaus Zürich ; date précise non indiquée.
Distribution :

  • Nina : Cecilia Bartoli
  • Lindoro : Jonas Kaufmann
  • Le Comte : László Polgár
  • Autres chanteurs crédités (rôles non précisés dans les sources consultées) : Juliette Galstian, Angelo Veccia, Federica Bartoli, Golda Fischer

Direction : Adam Fischer ; mise en scène : Cesare Lievi ; réalisation télévisée : Thomas Grimm.
Orchestre et chœur : Chor und Orchester der Oper Zürich.
Langue : italien.

Particularité :

Gramophone (octobre 2003, critique de Steane) juge la mise en scène sans prétention mais peu imaginative, loue la voix et l’expression de Bartoli tout en trouvant son jeu de visage trop appuyé pour la caméra, et se montre sévère envers la partition (invention mélodique mince, orchestration élémentaire) et envers un air de Mozart intercalé. John Allison (classical-music.com) donne la note de 3 : selon lui, le spectacle est beau mais trop ingénieux, les interprètes meilleurs que l’œuvre ne le mérite, et le bonus faible.

Marcello Panni — 2014

Format : 2 CD, enregistrement live, 23 plages, durée totale environ 1 h 59 ; la pochette porte les mentions « Novità del Passato » et « Digitally remastered ».
Label : Bongiovanni.
Année d’enregistrement : live ; date et lieu précis non indiqués dans les sources consultées ; paru le 1er août 2014.
Distribution : Patrizia Orciani, Mario Bolognesi, Alessandro Verducci, Daniela Lojarro, Maurizio Picconi, Eugenio Favano (rôles non précisés dans les sources consultées ; une plage est intitulée « Nina, Elisa, Il Conte, Lindoro », ce qui indique un personnage d’Elisa dans cette édition).
Direction : Marcello Panni.
Orchestre et chœur : Orchestra Sinfonica di Piacenza, Coro Lirico Francesco Cilea.
Langue : italien.

Particularité :

Aucune critique détaillée de ce disque n’a été trouvée dans les sources consultées.

Postérité :

Selon un guide consulté, la mélodie de Nina, ses phrases courtes, son chromatisme et la flûte solo de sa cavatine sont au cœur du « piacere delle lacrime » que Paisiello sait susciter. Un enregistrement par Cecilia Bartoli de l’air « Il mio ben quando verrà » a été entendu dans l’épisode 5 de la saison 4 de la série Stranger Things.

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