Note personnelle : ,

Paisiello, Giovanni — Il barbiere di Siviglia (1782)

Format :

  • Dramma giocoso (opéra bouffe), « La precauzione inutile » ; deux actes selon l’édition utilisée par Walhall, quatre actes selon Hungaroton (la réimpression Ricordi de 1953 divise deux actes en quatre parties).
  • Musique : Giovanni Paisiello (1740-1816).
  • Livret : Giuseppe Petrosellini, d’après la comédie Le Barbier de Séville (1775) de Beaumarchais.
  • Langue : italien.

Création :

26 septembre 1782 (15 septembre selon le calendrier julien), Théâtre de la cour impériale, Saint-Pétersbourg.
Paisiello était alors compositeur à la cour de Catherine II de Russie. L’ouvrage connut rapidement un grand succès et fut repris dans de nombreuses villes, dont Naples (1783, puis une version réduite à trois actes en 1787) et Vienne, où il fut donné sur cinq scènes entre 1783 et 1804, en italien et en allemand, pour près de cent représentations.

Livret :

Giuseppe Petrosellini suit de très près la comédie de Beaumarchais, dont il traduit parfois directement les chansons et les dialogues. L’ouvrage est aussi connu sous le titre La precauzione inutile (« la précaution inutile »), qui figure sur la partition.

Intrigue :

  • Résumé général : À Séville, le comte d’Almaviva, grand d’Espagne, aime Rosina, orpheline et pupille du docteur Bartolo, tuteur jaloux qui est lui-même amoureux d’elle. Le comte se fait passer pour Lindoro et, avec l’aide du barbier Figaro, déjoue la surveillance de Bartolo, de son confident Basilio, maître de musique de Rosina, et de ses serviteurs (Lo Svegliato, Il Giovinetto), jusqu’au mariage devant le notaire. (Aucun synopsis détaillé acte par acte n’a été trouvé dans les sources consultées.)

Enregistrements :

Renato Fasano — 1959

Format : enregistrement stéréo, d’abord publié par Mercury (SR 2-9010), réédité par Walhall (« Eternity Series »), avec en complément Renato Fasano dirigeant Vivaldi.
Label : Mercury, puis Walhall Eternity Series.
Référence : Mercury SR 2-9010 (édition d’origine).
Année d’enregistrement : du 6 au 15 août 1959, Teatro Grande, Brescia.
Distribution :

  • Il conte d’Almaviva (sous le nom de Lindoro) : Nicola Monti, ténor
  • Rosina : Graziella Sciutti, soprano
  • Bartolo : Renato Capecchi, basse
  • Figaro : Rolando Panerai, baryton
  • Basilio : Mario Petri, basse
  • Lo Svegliato : Leonardo Monreale
  • Il Giovinetto : Florindo Andreolli
  • Un alcade : Florindo Andreolli
  • Un notaire : Leonardo Monreale

Direction : Renato Fasano.
Orchestre : I Virtuosi di Roma ; Collegium Musicum Italicum.
Langue : italien.

Particularité :

Distribution italienne, avec Graziella Sciutti en Rosina et Rolando Panerai en Figaro, sous la direction de Renato Fasano, fondateur des Virtuosi di Roma. Aucune critique de cet enregistrement précis n’a été trouvée dans les sources consultées.

Ádám Fischer — 1985

Format : 2 CD, enregistrement stéréo (DDD), chanté en italien ; notice en anglais, français et allemand.
Label : Hungaroton.
Référence : HCD 12525-26 (SLPD 12525-27, © 1985).
Année d’enregistrement : 1985 (lieu et dates précises non indiqués dans les sources consultées).
Distribution :

  • Almaviva : Dénes Gulyás, ténor
  • Rosina : Krisztina Laki, soprano
  • Bartolo : József Gregor, basse
  • Figaro : István Gáti, baryton
  • Basilio : Sándor Sólyom-Nagy, basse
  • Giovinetto : Csaba Réti
  • Lo Svegliato : Miklós Mersei
  • Notaro : Gábor Vághelyi
  • Alcade : Attila Fülöp

Direction : Ádám Fischer.
Orchestre : Hungarian State Orchestra (Orchestre d’État hongrois).
Langue : italien.

Particularité :

Le critique Antony Bye (BBC Music Magazine, janvier 2012, à l’occasion de la réédition) lui attribue la note maximale et y voit un enregistrement « pétillant » qui plaide avec force pour que l’ouvrage, « injustement éclipsé » par celui de Rossini, retrouve sa place au répertoire ; il loue la distribution hongroise, qui chante avec style et gourmandise, et regrette seulement l’absence de livret en anglais.

Postérité :

Première version de l’histoire à connaître un large succès, Il barbiere di Siviglia fut le plus grand triomphe de Paisiello. Il fut repris à Paris (1868), Turin (1875), Berlin (1913), Monte-Carlo (1918), Boston (1972) et, en anglais, par la Bampton Classical Opera (2005). Lorsque le Barbiere de Rossini fut créé en 1816, dans un accueil tumultueux, la version de Paisiello resta d’abord plus populaire, avant de céder peu à peu devant celle de son rival et de quitter le répertoire. En 1789, Mozart écrivit l’air K. 580 pour remplacer l’air de Rosina du troisième acte, mais celui-ci ne semble jamais avoir été utilisé. D’autres enregistrements existent, notamment ceux de Bruno Campanella (Martina Franca, 1982, Frequenz), de Giuliano Carella (Dynamic, 2000) et de Gianandrea Gavazzeni (Florence, 1953, Myto).

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