Note personnelle : ,

Paisiello, Giovanni — I giuochi d’Agrigento (1792)

Format :

  • Dramma per musica (opera seria) ; nombre d’actes non précisé dans les sources consultées.
  • Musique : Giovanni Paisiello (1740-1816).
  • Livret : comte Alessandro Pepoli, en partie inspiré de L’Olimpiade de Métastase.
  • Langue : italien.

Création :

16 mai 1792, Teatro La Fenice, Venise.
L’ouvrage inaugura le théâtre reconstruit de La Fenice, dans un programme qui comprenait aussi le ballet Amore e Psiche d’Onorato Viganò (musique de Giulio Viganò). Le castrat Gaspare Pacchierotti tenait la tête de la distribution.

Livret :

Le livret du comte Alessandro Pepoli s’inspire en partie de L’Olimpiade de Métastase. L’action se déroule à Agrigente, sur la côte sud-ouest de la Sicile, à l’occasion des jeux antiques.

Intrigue :

  • Résumé général : Clearco remporte un concours athlétique mais refuse le prix, la main d’Egesta, fille du roi Eraclide, parce qu’il aime Aspasia, qu’il croit être sa sœur. Aspasia n’est pas sa sœur : c’est lui qui est en réalité le frère d’Egesta, secret qui rappelle le thème d’Œdipe et dont l’heureuse révélation amène le dénouement. (Aucun synopsis détaillé acte par acte n’a été trouvé dans les sources consultées.)

Enregistrement :

Giovanni Battista Rigon — 2006

Format : 2 CD, enregistrement live ; première gravure de l’œuvre.
Label : Dynamic.
Référence : CDS 531/1-2 (parution le 3 mars 2008).
Année d’enregistrement : juillet 2006, Palazzo Ducale, Martina Franca (Festival della Valle d’Itria).
Distribution :

  • Eraclide (le roi) : Marcello Nardis, ténor
  • Clearco : Razek-François Bitar, contre-ténor
  • Aspasia : Maria Laura Martorana, soprano
  • Egesta : Mara Lanfranchi, soprano
  • Cleone : Vincenzo Taormina
  • Filosseno : Nicola Amodio
  • Elpenore : Vladimer Mebonia
  • Deifile : Dolores Carlucci

Direction : Giovanni Battista Rigon.
Orchestre : Orchestra Internazionale d’Italia ; Slovak Chamber Choir (Coro da Camera di Bratislava).
Langue : italien.

Particularité :

Première gravure de l’ouvrage, captée en direct au Festival della Valle d’Itria. Le critique d’Opera Today (Chris Mullins) loue la direction de Rigon, raffinée et énergique (timbales dans la sinfonia, clavecin aux commentaires brillants dans certains airs), la bonne prise de son live, presque sans bruits de scène, et surtout le chœur slovaque, l’un des points forts du coffret. Il se montre en revanche très sévère avec les solistes, dont le chant va de l’acceptable au médiocre : le contre-ténor Razek-François Bitar, dans un rôle principal, serait souvent faux, et le ténor de Marcello Nardis, « cuir », écraserait une belle musique ; les sopranos le sont moins. Il estime que l’on n’entendra pas de sitôt mieux chanté, mais que l’amateur d’opéras de cette période pardonnera ces faiblesses pour la partition de Paisiello, orchestrée avec flair et imagination.

Postérité :

Après l’inauguration de La Fenice, les premières années du théâtre furent moins mémorables que ses propriétaires ne l’espéraient, et l’ouvrage, rarement joué, ne s’est pas maintenu au répertoire. Il est ressorti à l’occasion du Festival della Valle d’Itria de Martina Franca en 2006, d’où est tirée la seule gravure répertoriée à ce jour.

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