Note personnelle : ,

Paisiello, Giovanni — Gli astrologi immaginari (1779)

Format :

  • Opera buffa en deux actes (environ une heure et demie de musique).
  • Musique : Giovanni Paisiello (1740-1816).
  • Livret : Giovanni Bertati.
  • Langue : italien.

Création :

1779, Saint-Pétersbourg, sous le titre I filosofi immaginari (l’ouvrage circule aussi sous celui de Gli astrologi immaginari).
Paisiello était alors maître de chapelle à la cour de Catherine II de Russie. On raconte qu’il composa l’ouvrage en trois semaines environ, après avoir demandé une augmentation de salaire, et que l’impératrice, qui souhaitait un divertissement de durée raisonnable, en approuva la musique avec enthousiasme. L’ouvrage fut repris pour elle, puis se répandit en Italie, en France et en Allemagne ; une production est notamment attestée à Bonn en 1784-1785.

Livret :

Le livret de Giovanni Bertati met en scène une histoire classique de déguisement, de quiproquos et de fin heureuse.

Intrigue :

  • Résumé général : Petronio, un père âgé, a deux filles, Clarice et Cassandra. Giuliano (Giuliano Tiburla), un étranger, se fait passer pour un illustre savant — philosophe ou astrologue — afin d’obtenir la main de Clarice, ce qui donne lieu à une série de déguisements et de malentendus avant le dénouement heureux. (Aucun synopsis détaillé acte par acte n’a été trouvé dans les sources consultées.)

Enregistrement :

Lorenzo Fico — 2004

Format : 2 CD (environ 97 minutes), enregistrement live ; présenté par le label comme la « première exécution intégrale des temps modernes ».
Label : Bongiovanni.
Référence : GB 2406/07.
Année d’enregistrement : 10 novembre 2004, Teatro Orfeo, Tarente (Giovanni Paisiello Festival).
Distribution :

  • Petronio : Mauro Utzeri
  • Clarice : Stefania Donzelli
  • Cassandra : Tiziana Spagnoletta
  • Giuliano Tiburla : Donato Di Gioia

Direction : Lorenzo Fico.
Orchestre : Orchestra da Camera del Giovanni Paisiello Festival ; Coro del Giovanni Paisiello Festival.
Langue : italien.

Particularité :

Captation d’une représentation du Giovanni Paisiello Festival, à Tarente. Le critique d’Opera Today juge la direction « vive », qui met en valeur les points forts de la partition, et la musique charmante, plus mélodieuse que certains des premiers opéras de Mozart : les amateurs du jeune Mozart seront agréablement surpris. Il trouve Stefania Donzelli convaincante dans ses nombreux airs et duos, mais d’une voix un peu dure et métallique ; le vibrato de Tiziana Spagnoletta risque de déplaire ; Mauro Utzeri chante avec autorité mais sans grande aisance dans la vocalise ; Donato Di Gioia ne commet pas d’erreur majeure, bien que son timbre soit moins séduisant. Le critique doute que l’exécution soit réellement intégrale.

Postérité :

L’ouvrage compte parmi les œuvres les plus appréciées de Paisiello et a été traduit en plusieurs langues et beaucoup joué, mais il n’est pas resté au répertoire. Mozart reprit l’un des airs de Giuliano pour ses Variations K. 398. Parmi les autres enregistrements, une version de studio de 1967 dirigée par Bruno Rigacci (Nuova Era, avec l’Orchestre de la Suisse italienne), souvent citée comme la seule version de studio disponible, présente l’œuvre sous une forme réduite de onze numéros ; un live de 1966 avec Margherita Rinaldi et Paolo Montarsolo existe également.

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