Format :
- Opéra-comique en 3 actes.
- Musique : Jacques Offenbach.
- Livret : Alfred Duru et Henri Chivot, librettistes éprouvés de l’opéra-comique.
- Langue : Français.
Création :
13 décembre 1879, au Théâtre des Folies-Dramatiques (Paris).
Présentée comme la centième œuvre d’Offenbach, la pièce dépasse les 240 représentations et se joue encore à la mort du compositeur, en octobre 1880. Tombé en disgrâce au début des années 1870 en raison de son association avec le Second Empire, Offenbach avait retrouvé la faveur du public à la fin de la décennie, notamment grâce au succès de Madame Favart (1878) ; La Fille du tambour-major prolonge cette veine plus sentimentale et plus proche de l’opéra-comique que de l’opéra bouffe.
Livret :
Duru et Chivot imaginent une variation sur La Fille du régiment de Donizetti (1840) : une jeune fille élevée loin de son père, un soldat de l’armée française, dans l’Italie du Nord des guerres napoléoniennes, avec l’alternance de scènes militaires, de rivalité amoureuse et de quiproquos d’identité.
Intrigue :
- Acte I : Dans le nord de l’Italie, au début du XIXe siècle, Français et Autrichiens se disputent le territoire. Stella, pensionnaire d’un couvent, est enfermée dans un placard ; des soldats français, conduits par le lieutenant Robert, la découvrent et elle leur prépare à manger. Robert s’éprend d’elle, au grand dépit de la vivandière Claudine. Le tambour-major Monthabor évoque un ancien mariage et une fille perdue. Les Autrichiens attaquent alors le palais et l’acte s’achève dans la bataille.
- Acte II : Les soldats français sont cantonnés dans le palais ducal. Monthabor y retrouve son ancienne épouse, la duchesse, mère de sa fille. Elle nie que Stella soit sa fille, mais Monthabor devine la vérité. Stella se déclare française et fille du tambour-major, et décide de suivre son père.
- Acte III : Robert et Claudine se réfugient dans l’auberge de l’oncle de celle-ci, favorable aux Français. Stella, Griolet et Monthabor arrivent déguisés. Robert est arrêté, et le duc accepte de le libérer si Stella épouse Bambini. Lors du mariage, Claudine prend la place de Stella sous le voile ; la supercherie est découverte, mais les troupes françaises entrent dans Milan et le duc change de camp. Robert et Stella sont réunis, Claudine et Griolet se marient.
Enregistrement(s)

Blareau — 1962
Format : CD (2 disques) ; première édition en 2 LP Decca
Label : Accord (collection Opérette, Universal) ; Decca pour l’édition originale en LP
Référence : 461 673-2 (CD) ; Decca 164.025/26 (LP)
Année d’enregistrement : 1962 selon la demande (studios Decca d’Antony, France ; une discographie indique « 1962 ? », date incertaine)
Distribution :
- Stella : Christiane Harbell
- Robert : Étienne Arnaud
- Claudine : Monique de Pondeau
- Griolet : André Mallabrera
- Monthabor : Louis Musy
- La duchesse : Germaine Light (selon une source)
- Le duc : Pierjac (selon une source)
- Bambini : Robert Destain (selon une source)
Direction : Richard Blareau
Orchestre : orchestre et chœurs dirigés par Richard Blareau (nom de la formation non précisé sur la pochette)
Langue : Français
Particularité :
Un compte rendu de MusicWeb International le présente comme l’un des disques les plus rares de la collection Opérette d’Accord et comme le seul enregistrement complet de l’ouvrage, dans un son stéréo ancien décrit comme clair et bien équilibré ; la production est de Max de Rieux.
Postérité :
Encore à l’affiche à la mort d’Offenbach, La Fille du tambour-major a reçu un accueil critique partagé à l’époque, mais des commentateurs modernes saluent une partition pleine de bons airs. Les éditions discographiques de l’ouvrage demeurent peu nombreuses, ce qui fait de cette version Blareau une référence rare du répertoire.

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