Note personnelle : , ,

Mozart, Wolfgang Amadeus — La finta semplice (1769)

Format :

  • Opera buffa en trois actes, K. 51 (46a).
  • Musique : Wolfgang Amadeus Mozart, composée à douze ans.
  • Livret : Marco Coltellini, d’après Carlo Goldoni.
  • Langue : italien.

Création :

1er mai 1769, palais de l’archevêque, Salzbourg.
L’ouvrage est composé à Vienne en 1768, sur une suggestion de l’empereur Joseph II, mais la création viennoise n’a jamais lieu : les intrigues autour de l’impresario Giuseppe Affligio et les rumeurs selon lesquelles Leopold Mozart aurait écrit la musique à la place de son fils font échouer le projet. Elle est finalement donnée à Salzbourg l’année suivante.

Livret :

Marco Coltellini adapte pour Mozart un livret de Carlo Goldoni. La partition compte 26 numéros, soit 21 airs répartis entre sept chanteurs, un duo, un chœur et trois finales qui concluent chacun des actes ; Rosina est le rôle le mieux pourvu, avec quatre airs.

Intrigue :

  • Acte I : Près de Crémone, le capitaine Fracasso et son ordonnance Simone sont hébergés chez les frères Cassandro et Polidoro, deux misogynes. Fracasso s’éprend de leur sœur Giacinta et Simone de sa servante Ninetta.
  • Acte II : Rosina, la sœur de Fracasso, feint la naïveté pour manœuvrer les deux frères et obtenir leur consentement aux mariages.
  • Acte III : La ruse réussit et les unions sont acceptées ; seul Polidoro, rejeté, reste malheureux.

Enregistrement(s) :

Leopold Hager — 1983

Format : Coffret de CD (parution initiale en LP chez Orfeo, 1984 ; rééditions Philips et Brilliant Classics)
Label : Orfeo (rééditions : Brilliant Classics)
Référence : Orfeo CO 85843F (CD, 1989) ; Brilliant Classics 94374
Année d’enregistrement : 16 au 20 janvier 1983, Mozarteum, Salzbourg.
Distribution :

  • Rosina : Helen Donath, soprano
  • Don Cassandro : Robert Holl, basse
  • Don Polidoro : Anthony Rolfe Johnson, ténor
  • Donna Giacinta : Teresa Berganza, mezzo-soprano
  • Ninetta : Jutta-Renate Ihloff, soprano
  • Fracasso : Thomas Moser, ténor
  • Simone : Robert Lloyd, basse

Direction : Leopold Hager
Orchestre : Mozarteum-Orchester Salzburg
Langue : Italien

Particularité :

Version que MusicWeb préfère à celle de Schreier : Helen Donath y est lumineuse et Jutta-Renate Ihloff délicieuse en Ninetta, malgré une direction par moments un peu détendue.

Peter Schreier — 1989

Format : Coffret de CD (volume 28 de la Complete Mozart Edition, 1991)
Label : Philips
Référence : 422 528-2
Année d’enregistrement : 1989, Christuskirche, Berlin (la date exacte varie selon les sources ; operadis indique 1990).
Distribution :

  • Rosina : Barbara Hendricks, soprano
  • Don Cassandro : Siegfried Lorenz, basse
  • Don Polidoro : Douglas Johnson, ténor
  • Donna Giacinta : Ann Murray, mezzo-soprano
  • Ninetta : Eva Lind, soprano
  • Fracasso : Hans Peter Blochwitz, ténor
  • Simone : Andreas Schmidt, basse

Direction : Peter Schreier
Orchestre : Kammerorchester « Carl Philipp Emanuel Bach »
Langue : Italien

Particularité :

Enregistrement intégré à la Complete Mozart Edition de Philips, avec une distribution brillante autour de Barbara Hendricks ; la critique salue la vivacité de la direction de Peter Schreier.

Michael Hofstetter — 2006

Format : DVD
Label : Deutsche Grammophon
Référence : 073 4251
Année d’enregistrement : Août 2006, Festival de Salzbourg (captation de la production).
Distribution :

  • Rosina : Malin Hartelius, soprano
  • Don Cassandro : Josef Wagner, basse
  • Don Polidoro : Matthias Klink, ténor
  • Donna Giacinta : Marina Comparato, mezzo-soprano
  • Ninetta : Silvia Moi, soprano
  • Fracasso : Jeremy Ovenden, ténor
  • Simone : Miljenko Turk, basse

Direction : Michael Hofstetter
Orchestre : Camerata Salzburg
Langue : Italien pour les airs ; récitatifs remplacés par un récit parlé en allemand

Particularité :

Production du Festival de Salzbourg 2006, première partie du cycle « Irrfahrten » mis en scène par Joachim Schlömer, dans un décor blanc dépouillé : les récitatifs italiens y sont remplacés par une narration allemande et Rosina est doublée d’un personnage muet, la « Rosina sombre ».

Postérité :

L’ouvrage, écrit par un enfant de douze ans, a longtemps été relégué au rang de curiosité de jeunesse et reste rare à la scène. Au disque, il bénéficie de peu de versions complètes, parmi lesquelles celles de Hager, de Schreier et la production salzbourgeoise de 2006 pour le Mozart-Jahr.

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