Format :
- Grand opéra en cinq actes.
- Musique : Giacomo Meyerbeer.
- Livret : Eugène Scribe, avec la collaboration d’Émile Deschamps.
- Langue : français.
Création :
29 février 1836, Opéra de Paris (salle Le Peletier), sous la direction de François Habeneck.
Cornélie Falcon (Valentine), Adolphe Nourrit (Raoul), Julie Dorus-Gras (Marguerite) et Nicolas Levasseur (Marcel) en étaient les créateurs. Le succès fut immédiat et durable : Berlioz y vit une véritable encyclopédie musicale. L’ouvrage fait suite au triomphe de Robert le diable (1831) et consacre Meyerbeer comme le maître du grand opéra français.
Livret :
Scribe et Deschamps s’inspirent de la Chronique du règne de Charles IX (1829) de Prosper Mérimée et des guerres de Religion, jusqu’au massacre de la Saint-Barthélemy (août 1572), sur lequel se referme l’histoire d’amour entre le protestant Raoul et la catholique Valentine.
Intrigue :
- Acte I : En Touraine, dans le château du comte de Nevers, des gentilshommes catholiques reçoivent le protestant Raoul de Nangis, accompagné de son vieux serviteur Marcel. Raoul évoque l’inconnue qu’il a secourue et dont il est épris ; en la voyant en conversation avec Nevers, il croit reconnaître en elle la maîtresse de ce dernier.
- Acte II : Au château de Chenonceau, la reine Marguerite de Valois veut réconcilier les deux partis par le mariage de Raoul et de Valentine, fille du comte de Saint-Bris. Raoul reconnaît en Valentine la femme qu’il croit compromise, refuse l’union et provoque la colère de Saint-Bris.
- Acte III : Au Pré-aux-Clercs, à Paris, les tensions entre catholiques et protestants montent. Marcel porte le défi de Raoul à Saint-Bris ; Valentine avertit Marcel du guet-apens préparé contre Raoul, qui apprend enfin la vérité sur elle, mais trop tard pour revenir en arrière.
- Acte IV : Dans l’hôtel de Nevers, les conspirateurs catholiques bénissent leurs armes pour le massacre des protestants. Valentine, qui aime Raoul, le cache et lui révèle le complot ; il quitte pourtant la place pour avertir ses coreligionnaires, malgré ses supplications.
- Acte V : C’est la nuit de la Saint-Barthélemy. Raoul, Valentine, convertie au protestantisme, et Marcel sont pris dans le massacre et meurent, victimes de la haine religieuse.
Enregistrement(s) :

Cyril Diederich — 1990
Format : 4 CD (durée totale 3 h 53), enregistrement live
Label : Erato (collection « Musifrance », coproduction Erato / Radio France / Opéra de Montpellier)
Référence : 2292-45027-2
Année d’enregistrement : 1988 selon les discographies (représentations en version de concert à Montpellier) ; publié en 1990.
Distribution :
- Marguerite de Valois : Ghylaine Raphanel, soprano
- Valentine : Françoise Pollet, soprano
- Urbain : Danielle Borst, mezzo-soprano
- Raoul de Nangis : Richard Leech, ténor
- Comte de Nevers : Gilles Cachemaille, baryton
- Comte de Saint-Bris : Boris Martinovic, basse
- Marcel : Nicola Ghiuselev, basse
Direction : Cyril Diederich
Orchestre : Orchestre Philharmonique de Montpellier ; Chœurs de l’Opéra de Montpellier
Langue : français
Particularité :
Gravure live issue de la collection « Musifrance » consacrée à la musique française, avec une distribution à dominante francophone (Pollet, Cachemaille, Raphanel) autour du ténor américain Richard Leech en Raoul et de la basse bulgare Nicola Ghiuselev en Marcel. La durée totale de 3 h 53 pour un ouvrage de cette ampleur indique une version abrégée de la partition.
Postérité :
Premier opéra à dépasser les mille représentations à l’Opéra de Paris (le 16 mai 1906), Les Huguenots y restent au répertoire jusqu’en 1936. Au Metropolitan Opera de New York, dans les années 1890, la distribution exceptionnelle de l’ouvrage lui valut le surnom de « soirée des sept étoiles ». Il quitte ensuite progressivement l’affiche avant d’être repris à Paris en 2018 (Opéra Bastille).

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