Note personnelle : ,

Mercadante, Saverio — Il bravo (1839)

Format :

  • Melodramma en trois actes.
  • Musique : Saverio Mercadante (1795-1870).
  • Livret : Gaetano Rossi et Marco Marcello, d’après La Vénitienne d’Auguste Anicet-Bourgeois, elle-même tirée du roman The Bravo de James Fenimore Cooper.
  • Langue : italien (titre complet : Il bravo, ossia La Veneziana).

Création :

9 mars 1839, Teatro alla Scala, Milan (direction : Eugenio Cavallini ; avec Domenico Donzelli dans le rôle de Carlo, Eugenia Tadolini en Violetta et Sofia Dall’Oca-Schoberlechner en Teodora).
L’ouvrage paraît à Milan au moment même où le jeune Verdi s’y installe. Il connaît ensuite une large diffusion en Italie et à l’étranger, et passe pour l’une des œuvres majeures de la maturité de Mercadante.

Livret :

Rossi et Marcello adaptent le drame de Anicet-Bourgeois, lui-même dérivé du roman d’aventures de Cooper situé dans la Venise du XVIe siècle, à l’ombre du Conseil des Dix. Le sujet, celui d’un assassin à gages contraint de servir l’État, annonce de loin le Sparafucile de Rigoletto.

Intrigue :

  • Acte I : Venise, XVIe siècle. Le Bravo (Carlo), jadis époux jaloux qui a cru tuer sa femme, est forcé par le Conseil des Dix de servir d’assassin secret, son père servant d’otage. Pisani, jeune patricien banni, aime Violetta, dont il croit qu’elle est retenue à Venise ; la jeune fille, orpheline de son tuteur assassiné, vit en réalité sous la protection du Bravo. Une riche étrangère, Teodora, est chargée de la mission de mort : mais Carlo découvre en elle sa femme, qu’il avait cru tuer par erreur.
  • Acte II : Le Bravo prête son masque et son poignard à Pisani, qui doit se faire passer pour lui pendant deux jours. Teodora, qui s’avère être la mère de Violetta, engage ce faux assassin pour arracher la jeune fille à son ravisseur ; Foscari, patricien amoureux de Teodora puis de Violetta, rode autour des deux femmes. Lors d’un bal, Teodora met le feu à son propre palais.
  • Acte III : Les identités se révèlent. Violetta et Pisani parviennent à s’enfuir, mais Teodora, reconnue coupable d’incendie, met fin à ses jours, ce qui ruine le dernier espoir de bonheur du Bravo.

Enregistrements :

Bruno Aprea — 1990

Format : 3 CD (une édition DVD existe chez House of Opera, DVDCC 267, 2005)
Label : Nuova Era
Référence : 6971-73
Année d’enregistrement : 28 et 31 juillet 1990, en direct, Festival de la Valle d’Itria, Martina Franca.
Distribution :

  • Il Bravo (Carlo) : Dino Di Domenico, ténor
  • Violetta : Janet Perry, soprano
  • Teodora : Adelisa Tabiadon, soprano
  • Foscari : Stefano Antonucci, baryton
  • Pisani : Sergio Bertocchi, ténor
  • Cappello : Leonardo De Lisi
  • Marco : Ambrogio Riva
  • Luigi : Giuseppe De Matteis
  • Michelina : Maria Cristina Zanni

Direction : Bruno Aprea
Orchestre : Orchestra Internazionale d’Italia ; chœur : Slovak Philharmonic Chorus
Langue : italien

Particularité :

Enregistrement réalisé sur le vif lors de deux représentations du festival de Martina Franca, et l’une des deux seules versions disponibles de l’œuvre, l’autre étant la captation de 1976 du Teatro dell’Opera de Rome sous Gabriele Ferro. La partition, pauvre en airs solistes mais riche en duos et ensembles, y est portée par un plateau qui réunit Stefano Antonucci, futur Virginio de l’enregistrement Opera Rara de Virginia, et Janet Perry.

Postérité :

L’œuvre est souvent rapprochée de Rigoletto par la figure de son assassin à gages. Occasionnellement reprise au XXe siècle, elle a été redécouverte au Festival de Wexford en 2018, où la critique a salué une redécouverte passionnante.

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