Note personnelle : ,

Mendelssohn, Felix — Die Heimkehr aus der Fremde (1829)

Format :

  • Singspiel (Liederspiel) en un acte, avec dialogues parlés, op. 89 (MWV L 6)

Création :

Écrit en 1829 pour les noces d’argent des parents de Mendelssohn, l’ouvrage fut créé en privé le 26 décembre 1829 dans la maison familiale de Berlin, devant environ cent vingt invités, sous la direction du compositeur. Les rôles furent tenus par des proches : Wilhelm Hensel (le beau-frère de Mendelssohn, bourgmestre Schultz, dont la partie tient presque entièrement sur un seul fa, faute de pouvoir chanter), Eduard Mantius (Hermann, seul chanteur professionnel), Fanny Mendelssohn (la mère), Rebecka Mendelssohn (Lisbeth) et Eduard Devrient (Kauz). Mendelssohn ne le publia pas de son vivant ; la première représentation publique eut lieu à Leipzig le 10 avril 1851, et la partition parut posthumement comme op. 89.

Livret :

Karl Klingemann (1798–1862), ami de Mendelssohn et futur auteur du texte d’Elias, en allemand. Le titre anglais Son and Stranger vient de la traduction de Henry Chorley pour Londres en 1851.

Intrigue :

  • Acte unique : Dans un village, le bourgmestre Schultz pleure l’absence de son fils Hermann, fiancé de sa pupille Lisbeth et parti à l’armée ; la mère de Hermann et Lisbeth expriment chacune leur nostalgie. Kauz, colporteur déguisé en veilleur de nuit, arrive avec l’intention de courtiser Lisbeth. Hermann revient déguisé en musicien ambulant ; Lisbeth le reconnaît mais garde son secret. Les parents prenant Kauz pour leur fils, ils favorisent sa cour. Les sérénades rivales s’entrechoquent la nuit (intermezzo), puis, le lendemain, Kauz se fait passer pour Hermann lors de la fête du cinquantième anniversaire de Schultz comme bourgmestre. Le vrai Hermann paraît, la vérité éclate et tout finit bien.

Enregistrement(s) :

Wallberg — 1978

Format : LP quadriphonique (réédité en CD ; durée environ 1 h 02)
Label : EMI Electrola (His Master’s Voice), en coproduction avec la Bayerischer Rundfunk
Référence : 1C 065-30 741 Q
Année d’enregistrement : 1977, Munich (studio) ; parution du LP en 1978
Distribution :

  • Schultz, bourgmestre : Benno Kusche (basse)
  • Hermann, son fils : Peter Schreier (ténor)
  • La mère de Hermann : Hanna Schwarz (alto)
  • Lisbeth, pupille de Schultz : Helen Donath (soprano)
  • Kauz, colporteur : Dietrich Fischer-Dieskau (baryton)

Direction : Heinz Wallberg
Orchestre : Münchner Rundfunkorchester ; chœur : Chor des Bayerischen Rundfunks (préparation : Josef Schmidhuber)
Langue : allemand

Particularité :

Enregistrement de référence de la partition, réuni autour d’un plateau de chanteurs prestigieux ; la prise de son est quadriphonique. Fischer-Dieskau y campe Kauz, dont le chant du voyageur « Ich bin ein vielgereister Mann » (en anglais « I am a roamer ») est le morceau le plus célèbre.

Postérité :

Longtemps cantonnée au cercle familial puis à de rares mises en scène, la pièce a surtout survécu par son ouverture, très jouée en réduction à quatre mains, et par le chant de Kauz, morceau de concours aux Eisteddfodau gallois.

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