Note personnelle : ,

Marschner, Heinrich August — Der Vampyr (1828)

Format :

  • Opéra romantique (romantische Oper) en deux actes.
  • Musique : Heinrich August Marschner.
  • Livret : Wilhelm August Wohlbrück, beau-frère du compositeur, d’après la pièce Der Vampir oder die Totenbraut (1821) de Heinrich Ludwig Ritter, elle-même tirée de la nouvelle The Vampyre (1819) de John Polidori.
  • Langue : Allemand.

Création :

29 mars 1828, au théâtre de Leipzig, sous la direction du compositeur.
Marschner a trente-deux ans. Fixé à Leipzig depuis 1827, il y trouve son premier grand succès avec cet opéra, qui lui vaut de s’imposer comme le successeur de Weber dans l’opéra romantique allemand : goût du fantastique, rôle essentiel du chœur et de l’orchestre, mélange de numéros populaires et d’accents sombres. La création fut un triomphe immédiat, et le rôle de Ruthven fut créé par Franz Eduard Genast.

Livret :

Wilhelm August Wohlbrück transpose en Écosse, au XVIIIe siècle, le mythe du vampire popularisé par Polidori et par le théâtre de boulevard de l’époque. Le livret y ajoute un arrière-plan démoniaque (le Maître des vampires) et un dilemme moral, le serment de silence de Sir Edgar Aubry, qui donne à la trame sa tension dramatique.

Intrigue :

  • Acte I : Lord Ruthven, vampire, obtient du Maître des vampires de prolonger son existence terrestre s’il lui sacrifie trois jeunes épouses en vingt-quatre heures. Il tue Janthe, première victime. Sir Edgar Aubry, sauvé par Ruthven, découvre le crime mais doit jurer de se taire, sous peine de devenir lui-même vampire.
  • Acte II : Ruthven séduit et sacrifie Emmy, puis se prépare à épouser Malwina, l’aimée d’Aubry, pour en faire sa dernière victime. Au dernier moment, le serment d’Aubry expire : il dénonce Ruthven, qui est foudroyé et entraîné en enfer.

Enregistrement(s)

Marschner : Der Vampyr, Tenner

Kurt Tenner — 1951

Format : CD
Label : Urania
Référence : URN 22.193
Année d’enregistrement : 1951, Vienne (enregistrement radiophonique)
Distribution :

  • Leo Heppe
  • Liane Synek
  • Georg Oeggl
  • Fritz Sperlbauer
  • Lagger

(l’attribution des rôles n’est pas donnée par les sources consultées)
Direction : Kurt Tenner
Orchestre : Grand Orchestre de la Radio de Vienne (Grosses Wiener Rundfunkorchester) et Tonkünstlerchor
Langue : Allemand

Particularité :
Enregistrement historique d’une archive radiophonique viennoise, publié par Urania sous la mention « version originale » et restauré en 24 bits / 96 kHz. Il offre la partition de Marschner dans sa version d’origine, non retouchée, avec l’atmosphère d’une interprétation de radio des années cinquante.

Marschner : Der Vampyr, Neuhold

Günter Neuhold — 1980

Format : CD (2 disques)
Label : Fonit Cetra (réédition Warner Fonit, 2000)
Référence : 8573 84436-2 (réédition)
Année d’enregistrement : 26 janvier 1980, Auditorio del Foro Italico, Rome (concert en direct)
Distribution :

  • Lord Ruthven : Siegmund Nimsgern
  • Malwina : Carole Farley
  • Sir Edgar Aubry : Josef Protschka
  • George Dibdin : Oslavio Di Credico
  • Autres rôles : Galina Pisarenko, Carlo Di Giacomo, Romano Truffelli, Armando Caforio, Wolfgang Lenz, Martin Egel, Nucci Condò, Andrea Snarski, Renzo Scorsoni, Peter Boom

Direction : Günter Neuhold
Orchestre : Orchestre symphonique et Chœur de Rome de la RAI (chef de chœur : Gianni Lazzari)
Langue : Allemand

Particularité :
Captation d’un concert de la RAI à Rome, dans la révision de Hans Pfitzner (1924), devenue la version de référence de l’ouvrage. Siegmund Nimsgern campe un Ruthven à la stature de baryton dramatique, face au jeune Josef Protschka en Aubry. Le coffret de deux disques (environ 2 h 10) propose l’ouvrage en entier.

Postérité :

Grand succès du romantisme allemand, Der Vampyr a longtemps été éclipsé par les œuvres de Weber, puis par celles de Wagner, qui compte parmi les héritiers de Marschner . La révision de Pfitzner de 1924 est devenue la version de référence, tandis que le retour à la partition originale s’est imposé depuis. L’ouvrage reste aujourd’hui l’œuvre de Marschner la plus jouée, avec Hans Heiling (1833), et un témoin majeur de la naissance du mythe du vampire à l’opéra.

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