Note personnelle : ,

Leo, Leonardo — Amor vuol sofferenza (1739)

Format :

  • Commedia per musica en trois actes.
  • Musique : Leonardo Leo (1694-1744).
  • Livret : Gennarantonio Federico.
  • Langue : italien.

Création :

Carnaval 1739, Teatro Nuovo, Naples.
Leo, l’un des maîtres de l’école napolitaine, donne avec cet ouvrage l’une de ses commedie per musica les plus réussies. L’œuvre circule aussi sous les titres La Frascatana et La finta Frascatana : Leo en entreprit une révision en 1744, mais mourut avant de l’achever ; Matteo Capranica la termina, et cette version fut créée au Teatro dei Fiorentini en 1744.

Livret :

Federico, l’un des librettistes comiques les plus actifs du Naples de l’époque, construit une intrigue de déguisements et de quiproquos amoureux mêlant personnages nobles, serviteurs et figures bouffonnes, dans la tradition de l’opéra bouffe napolitain.

Intrigue :

  • Trame générale : L’action se déroule à Portici. Eugenia, déguisée en servante nommée Ninetta et se faisant passer pour une jeune femme de Frascati, aime Alessandro, qui s’intéresse pourtant à Camilla. Ridolfo, jeune Génois, courtise à son tour Eugenia sous son déguisement, tandis que le balourd Fazio et les serviteurs Mosca et Vastarella complètent l’écheveau des intrigues amoureuses, jusqu’au dénouement.

Enregistrement(s) :

Daniele Moles — 1994

Format : 3 CD (durée totale : environ 209’33)
Label : Nuova Era
Référence : 7221/23 (première mondiale ; ℗ 1995)
Année d’enregistrement : août 1994, en direct, XXe Festival della Valle d’Itria, Martina Franca.
Distribution :

  • Alessandro : Marilyne Fallot
  • Camilla : Giovanna Donadini
  • Vastarella : Marilena Laurenza
  • Eugenia : Vitalba Mosca
  • Ridolfo : Hyun Lee
  • Mosca : Domenico Colaianni
  • Fazio : Piero Guarnera

Direction : Daniele Moles (clavecin : Mario Borciani)
Orchestre : Nuova Orchestra Scarlatti di Napoli
Langue : italien

Particularité :

Première mondiale au disque, captée en direct lors du Festival della Valle d’Itria et publiée en coproduction avec celui-ci. La critique juge les chanteurs stylistiquement sûrs et sans défaillance technique majeure, tout en trouvant l’ouvrage, malgré son intérêt historique et la virtuosité de sa écriture vocale, trop long et peu soutenu dramatiquement à cause de la succession d’airs. L’édition a été rééditée par NEI en 2008.

Postérité :

Créée dans le Naples de 1739, l’œuvre reste peu jouée aujourd’hui ; ses reprises modernes, comme celle de Martina Franca en 1994, ont permis de redécouvrir l’un des jalons de l’opéra bouffe napolitain, à la charnière de l’opera seria et de l’opéra-comique.

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