Note personnelle : ,

Gounod, Charles — Le Tribut de Zamora (1881)

Format :

  • Opéra en quatre actes.
  • Musique : Charles Gounod
  • Livret : Adolphe d’Ennery et Jules Brésil
  • Langue : français

Création :

1er avril 1881, Opéra (Académie nationale de musique), Paris.
Dernier opéra de Gounod, créé avec Gabrielle Krauss (Hermosa), Joséphine Daram (Xaïma), Élisabeth Janvier (Iglésia), Henri Sellier (Manoël), Jean-Louis Lassalle (Ben-Saïd) et Léon Melchissédec (Hadjar). L’air patriotique « Debout ! enfants de l’Ibérie », chanté par Krauss, soulève l’enthousiasme du public.

Livret :

Adolphe d’Ennery, grand faiseur de drames et de mélodrames, signe l’intrigue ; les vers sont de Jules Brésil. L’action se situe en Espagne, au IXe siècle selon les librettistes (en entorse à l’histoire, les batailles autour de Zamora datant du Xe siècle), à l’époque du califat de Cordoue, quinze ans après la bataille de Zamora.

Intrigue :

  • Acte I : À Oviedo se préparent les noces du soldat Manoël et de la belle Xaïma. Ben-Saïd, envoyé par le calife pour lever un tribut supplémentaire de vingt vierges en vertu du traité de Zamora, s’éprend de la jeune fille, qui le méprise. Le tirage au sort la désigne : elle est emmenée avec d’autres femmes malgré les protestations des Espagnols.
  • Acte II : À Cordoue, où les captives doivent être vendues, arrive Hermosa, une folle protégée jadis par Ben-Saïd. Elle veut acheter Xaïma pour la faire souffrir, mais un trouble étrange la saisit. Manoël, déguisé en Berbère, est reconnu par Hadjar, un soldat musulman qu’il avait sauvé ; celui-ci met sa fortune à sa disposition, mais Ben-Saïd, par ses surenchères, l’emporte.
  • Acte III : Pour séduire Xaïma, Ben-Saïd donne une fête dans son palais, en vain. Hadjar, en réalité son frère, plaide pour Manoël ; Ben-Saïd se moque de ses prétentions, le vainc en duel mais lui fait grâce. Évoquant la prise de Zamora, Xaïma reconnaît sa mère en Hermosa, qui recouvre la raison.
  • Acte IV : Manoël s’introduit dans le jardin de Ben-Saïd pour mourir avec Xaïma, mais Hermosa lui arrache son poignard. Ben-Saïd survient, fait emmener Manoël, tente de séduire la jeune femme puis la menace. Sourd aux supplications d’Hermosa, il est poignardé par elle, impunément puisqu’on la croit folle. Agonisant, il demande pardon à Xaïma ; un chœur d’actions de grâces conclut l’opéra.

Enregistrements :

Hervé Niquet — 2018

Format : CD-livre
Label : Palazzetto Bru Zane (collection Opéra français, n° 18), coproduction Bayerischer Rundfunk
Référence : non précisée (livre imprimé : bz 1033)
Année d’enregistrement : 26 et 28 janvier 2018, Prinzregententheater, Munich
Distribution :

  • Hermosa : Jennifer Holloway, soprano
  • Xaïma : Judith van Wanroij, soprano
  • Manoël : Edgaras Montvidas, ténor
  • Ben-Saïd : Tassis Christoyannis, baryton
  • Hadjar : Boris Pinkhasovich, baryton
  • Iglésia, Une Esclave : Juliette Mars, mezzo-soprano
  • L’Alcade, Le Cadi : Artavazd Sargsyan, ténor
  • Le Roi, Un Soldat arabe : Jérôme Boutillier, baryton

Direction : Hervé Niquet
Orchestre : Münchner Rundfunkorchester, Chor des Bayerischen Rundfunks (chef de chœur : Stellario Fagone)
Langue : français

Particularité :

Enregistrement publié dans la collection Opéra français du Palazzetto Bru Zane, avec un livre richement illustré (essais, synopsis et livret intégral) consacré au dernier opéra de Gounod, redonné ici dans son intégralité.

Postérité :

Accueilli favorablement à sa création, notamment pour son air patriotique surnommé la « Marseillaise » espagnole, Le Tribut de Zamora a connu plusieurs reprises en province et à l’étranger dans les années qui ont suivi, avant de disparaître progressivement du répertoire.

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