Format :
- Opéra-comique en trois actes.
- Musique : Charles Gounod
- Livret : Jules Barbier et Michel Carré, d’après la comédie de Molière Le Médecin malgré lui
- Langue : français
Création :
15 janvier 1858, Théâtre-Lyrique, Paris (direction : Adolphe Deloffre).
Gounod écrit cet opéra-comique juste avant Faust, dans le même théâtre. La Comédie-Française tente sans succès de s’opposer à la représentation, car l’ouvrage reprend dialogues et vers de Molière. Rôles créés : Sganarelle (baryton), Auguste Meillet ; Martine (mezzo-soprano), Amélie Faivre ; Lucinde (soprano), Esther Caye ; Léandre (ténor), Fromont ; Géronte (basse), Lesage ; Valère (baryton), Émile Wartel ; Lucas (ténor), Adolphe Girardot ; Jacqueline (mezzo-soprano), Caroline Girard.
Livret :
Jules Barbier et Michel Carré adaptent la comédie de Molière (1666) en conservant une grande part de son texte parlé et de ses vers. En juin 1923, Diaghilev commande à Erik Satie de nouveaux récitatifs destinés à remplacer les dialogues parlés ; ils sont créés à Monte-Carlo le 5 janvier 1924.
Intrigue :
- Acte I : Dans une forêt, le bûcheron ivrogne Sganarelle maltraite sa femme Martine, qui médite sa vengeance. Valère et Lucas, serviteurs de Géronte, cherchent un médecin pour sa fille Lucinde, qui feint d’être muette afin d’éviter un mariage non désiré. Martine leur affirme que son mari est un médecin savant, mais qu’il n’exerce que s’il est battu : ils le rouent de coups jusqu’à ce qu’il avoue, et l’emmènent.
- Acte II : Chez Géronte, Léandre chante une sérénade à Lucinde, mais Géronte préfère un riche prétendant à ce soupirant sans fortune. Sganarelle, en faux médecin, débite des absurdités et des remèdes fantaisistes. Léandre, déguisé en apothicaire, prépare l’enlèvement de Lucinde pendant que Sganarelle occupe Géronte et courtise Jacqueline.
- Acte III : Lucinde retrouve la parole à la vue de son amant. Géronte furieux veut faire pendre Sganarelle, mais Léandre annonce qu’il vient d’hériter d’une grande fortune, ce qui lève l’obstacle. Sganarelle est épargné, Martine s’attribue le mérite de sa promotion, et Sganarelle lui pardonne.
Enregistrements :

Nino Sanzogno — 1961
Format : radio, concert (réédition CD)
Label : Walhall (Eternity Series)
Référence : non précisée
Année d’enregistrement : 1961, Rome (la pochette indique « Roma, 1961 » ; certaines sources datent la diffusion de la RAI du 25 mars 1962).
Distribution :
- Sganarelle : Scipio Colombo, baryton
- Martine : Luisella Ciaffi Ricagno, mezzo-soprano
- Valère : Paolo Montarsolo, baryton
- Lucas : Antonio Pietrini, ténor
- Léandre : Eric Tappy, ténor
- Jacqueline : Miti Truccato Pace, mezzo-soprano
- Lucinde : Andrée Aubéry Luchini, soprano
- Géronte : Italo Tajo, basse
- Récitant : Roberto Bertea
Direction : Nino Sanzogno
Orchestre : Orchestre et chœur de la RAI Rome
Langue : français
Particularité :
Archive radiophonique de la RAI de Rome, avec une distribution franco-italienne où figurent notamment Italo Tajo en Géronte et Eric Tappy en Léandre. Les dialogues parlés y sont remplacés par une narration (un récitant), ce qui allège la comédie de Molière.
Postérité :
L’ouvrage a été repris à l’Opéra-Comique en 1872, 1886, 1902 et 1938, sa centième représentation y étant atteinte le 25 novembre 1978, et il a circulé en Europe dès 1862 (Hambourg, Stockholm, Varsovie) puis en Angleterre. Berlioz admirait son style léger et sans sentimentalité. Il reste rarement joué ; on le retrouve notamment à Yale (2004, avec les récitatifs de Satie), à New York (Utopia Opera, 2013 et 2014) et au Grand Théâtre de Genève (2016, production de Laurent Pelly). Un autre enregistrement existe, dirigé par Jean-Claude Hartemann (O.R.T.F., 1972).

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