Format :
- Divertissement lyrique en un acte (« Le Triomphe de la République, ou Le Camp de Grand-Pré »).
- Musique : François-Joseph Gossec
- Livret : Marie-Joseph Chénier
- Langue : français
Création :
27 septembre 1793, Opéra de Paris.
Composé pendant la Terreur, au plus fort de la Révolution française, le divertissement célèbre la victoire de Valmy (20 septembre 1792) contre l’armée du duc de Brunswick. Gossec, figure majeure de la vie musicale révolutionnaire, y met en œuvre un style de fête civique, avec chœurs et fanfares.
Livret :
Le texte de Marie-Joseph Chénier, poète et dramaturge engagé dans le mouvement républicain, est un hymne patriotique mettant en scène soldats et villageois dans un camp de l’armée révolutionnaire, à Grand-Pré, dans l’Argonne.
Intrigue :
- Acte unique : Au camp de Grand-Pré, villageois et soldats fraternisent autour d’une fête populaire : danses villageoises, adieux de soldats et paroles du Général, de l’Aide de camp, de Laurette et de Thomas, d’un Vieillard et du Maire. La Déesse de la Liberté apparaît pour célébrer la victoire. La pièce s’achève par un défilé des peuples de diverses nations (Polonais, Suisses, Africains, Savoyards…), qui se joignent aux danses et à la célébration de la liberté, dans une contredanse finale.
Enregistrements :

Diego Fasolis — 2006
Format : studio, CD
Label : Chandos (collection Chaconne / Early Music)
Référence : CHAN 0727
Année d’enregistrement : 24 octobre 2002, Auditorio Stelio Molo, Lugano (publié en avril 2006).
Distribution :
- Laurette : Salomé Haller, soprano
- La Déesse de la Liberté : Antonella Balducci, soprano
- L’Aide de camp : Guillemette Laurens, mezzo-soprano
- Thomas : Makoto Sakurada, ténor
- Le Général : Claudio Danuser, baryton
- Le Vieillard : Philippe Huttenlocher, basse
- Le Maire : Arnaud Marzorati, basse
Direction : Diego Fasolis
Orchestre : I Barocchisti ; chœurs : Coro della Radio Svizzera (Lugano) et Coro Calicantus
Langue : français
Particularité :
Seul enregistrement connu de l’œuvre, sur instruments d’époque. La critique a loué l’énergie de l’interprétation et la conviction des solistes, tout en soulignant le caractère propagandiste et la simplicité de la partition, dont l’écriture martiale pour les vents annonce déjà Beethoven.
Postérité :
Pièce de circonstance liée à un moment précis de l’histoire de France, Le Triomphe de la République est resté longtemps oublié avec l’essentiel du répertoire de la fête révolutionnaire. Sa redécouverte au disque par Diego Fasolis en fait un témoignage précieux de la musique de la Révolution.

Laisser un commentaire