Note personnelle : ,

Gluck, Christoph Willibald — Paride ed Elena (1770)

Format :

  • Dramma per musica en cinq actes.
  • Musique : Christoph Willibald Gluck
  • Livret : Ranieri de’ Calzabigi
  • Langue : Italien

Création :

3 novembre 1770, Burgtheater, Vienne.
Troisième et dernière des « opéras de la réforme » viennois de Gluck, après Orfeo ed Euridice (1762) et Alceste (1767). Le rôle de Paride fut créé par le soprano castrat Giuseppe Millico, celui d’Elena par Katherina Schindler.

Livret :

Calzabigi puise dans la légende grecque des épisodes qui suivent le jugement de Pâris : le héros, ayant préféré Aphrodite à Héra et Athéna, se rend à Sparte pour séduire Hélène. Le livret, épuré et centré sur un tête-à-tête amoureux, prolonge l’idéal de simplicité dramatique de la collaboration Gluck-Calzabigi.

Intrigue :

  • Acte I : Paride arrive à Sparte, où l’Amour l’accompagne sous les traits d’Erasto ; il rencontre Elena dans son palais et lui chante son ardeur.
  • Acte II : Paride déclare ouvertement son amour, mais Elena, fidèle à son rang et à ses devoirs, le repousse.
  • Acte III : Le refus d’Elena plonge Paride dans le désespoir ; l’Amour, toujours déguisé, s’emploie à fléchir la reine.
  • Acte IV : Troublée, Elena finit par céder aux instances de Paride.
  • Acte V : Pallade avertit les amants des malheurs qui les attendent, mais Paride et Elena s’apprêtent à embarquer pour Troie.

Enregistrement(s) :

Schneider — 1992

Format : 2 CD
Label : Capriccio (coproduction avec le Westdeutscher Rundfunk de Cologne)
Référence : 60 027-2 (parution en 1992)
Année d’enregistrement : 13 septembre 1991, en concert, Grosser Saal de l’Alte Oper, Francfort-sur-le-Main

Distribution :

  • Paride : Roberta Alexander (soprano)
  • Elena : Claron McFadden (soprano)
  • Amore : Dorothea Frey (soprano)
  • Pallade : Kerstin Ganninger (soprano)
  • Soprano solo : Kerstin Ganninger ; ténor solo : Axel-E. Hoffmann

Direction : Michael Schneider
Orchestre : La Stagione ; Vokalensemble La Stagione (chef de chœur : Karlheinz Böhm)
Langue : Italien

Particularité : Version viennoise de 1770 en intégralité (environ 2 h 11 sur deux disques), captée en public, avec un Paride confié à un soprano féminin, comme l’était à la création le castrat Millico ; le livret est accompagné d’un synopsis en trois langues.

Postérité :

Moins populaire que les deux autres opéras de la réforme, l’ouvrage ne fut donné qu’environ vingt-cinq fois à Vienne avant 1800 et resta longtemps délaissé, jusqu’aux reprises modernes amorcées en 1901. L’air de Paride « O del mio dolce ardor » a connu une vie autonome au concert et fut orchestré par Tchaïkovski en 1870. La discographie reste restreinte, avec notamment l’enregistrement de Paul McCreesh (Archiv), qui réunit Magdalena Kožená et Susan Gritton.

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