Format :
- Opéra-comique en un acte, mêlé d’ariettes.
- Musique : Christoph Willibald Gluck (Wq. 29)
- Livret : Pierre-René Lemonnier
- Langue : français
Création :
8 décembre 1761, Burgtheater, Vienne.
Gluck, alors Kapellmeister du théâtre de la cour de Vienne sous la direction du comte Durazzo, y compose une série d’opéras-comiques français. Le Cadi dupé s’inscrit dans la mode des « turqueries » alors en vogue : la musique janissaire est évoquée par le piccolo, les tambours et les cymbales. Rôles créés : le Cadi, Vincent Hédoux (basse-taille) ; Fatime, Mme Hédoux (soprano) ; Zelmire, Mme Guérin (soprano) ; Nouradin, M. Darcis (taille) ; Omar, Jean-Baptiste Rousselois (basse-taille) ; Ali, Gabriel Soullé (taille, travesti) ; l’Aga, Antoine Durval (rôle parlé).
Livret :
Le texte est de Pierre-René Lemonnier. Pierre-Alexandre Monsigny l’avait déjà mis en musique, pour une création à la Foire Saint-Germain à Paris le 4 février 1761, quelques mois avant la version de Gluck.
Intrigue :
- Acte unique : Le Cadi, juge de la ville, courtise d’autres femmes et délaisse son épouse Fatime. Zelmire, qui aime Nouradin, se déguise en Ali, la fille du teinturier Omar, que le Cadi juge laide. Le Cadi projette de répudier Fatime pour épouser « Ali », mais la supercherie est finalement démasquée, et l’ensemble s’achève sur la confusion du Cadi et le bonheur des amoureux.
Enregistrements :

Mark Delisle — 2018
Format : album numérique (13 plages, environ 39 minutes)
Label : non précisé (production personnelle, ℗ 2018 Mark Delisle)
Référence : non précisée
Année d’enregistrement : 2018 (sortie le 2 juillet 2018).
Distribution :
- Distribution vocale non documentée : les plages sont intitulées Ouverture, Arie, Duett, Rundgesang et Finale.
Direction : Mark Delisle
Orchestre : non précisé
Langue : non précisée
Particularité :
Enregistrement numérique indépendant, crédité uniquement à Mark Delisle, qui complète les rares versions connues de l’ouvrage, toutes en allemand (Paumgartner 1959, Suitner 1974). On n’y trouve aucune distribution chantée identifiée : les intitulés des plages suivent l’édition allemande de la partition. À prendre avec précaution en l’absence de crédits détaillés.
Postérité :
Longtemps éclipsé par les grands opéras de la réforme de Gluck, Le cadi dupé reste une œuvre rarement jouée. Il a connu quelques reprises dans des versions allemandes (Der betrogene Kadi), des enregistrements de studio en 1959 et 1974, ainsi que quelques productions de chambre, notamment à Genève.

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