Format :
- Dramma giocoso (« rappresentazione giocosa ») en un acte (présenté en deux actes dans l’édition Handt).
- Musique : Giuseppe Gazzaniga (1743-1818).
- Livret : Giovanni Bertati, d’après la légende de Don Juan popularisée par Tirso de Molina.
- Langue : italien.
Création :
5 février 1787, Venise, Teatro San Moisè.
Gazzaniga, compositeur véronais formé à Naples auprès de Niccolò Piccinni, l’un des derniers représentants de l’école napolitaine, écrit cet opéra quelques mois avant le Don Giovanni de Mozart, créé à Prague le 29 octobre 1787. Le rôle-titre est chanté à la création par le ténor Antonio Baglioni, qui sera plus tard le premier Don Ottavio de Mozart.
Livret :
Giovanni Bertati puise dans la légende du burlador de Tirso de Molina. Son livret, condensé en un seul acte, a fortement influencé celui de Lorenzo Da Ponte pour Mozart, ce qui a nourri de longs débats sur la dette du second envers le premier (personnages, structure, air du catalogue chanté par le serviteur Pasquariello).
Intrigue :
- Acte unique : Don Giovanni s’introduit chez Donna Anna en se faisant passer pour son fiancé, le duc Ottavio ; surpris par le Commandeur, père d’Anna, il le tue en duel dans l’obscurité. Poursuivi par la vengeance d’Anna et d’Ottavio, il retrouve Donna Elvira, qu’il a abandonnée, courtise la paysanne Maturina et promet le mariage à la noble Donna Ximena, tandis que son serviteur Pasquariello dresse le catalogue de ses conquêtes. Devant le tombeau du Commandeur, qui porte une inscription vengeresse, Don Giovanni invite par dérision la statue à dîner. Celle-ci se rend au banquet et lui demande de se repentir ; devant son refus, des forces infernales l’entraînent aux enfers, et les autres personnages se réjouissent de ce châtiment.
Enregistrements :

Herbert Handt — 1963
Format : 2 CD (enregistrement de studio radiophonique, réédition ADD de 1999).
Label : Nuova Era (collection Arte Vocale Italiana, Edwin Loehrer Edition).
Référence : 1222.
Année d’enregistrement : novembre 1963, Radiotelevisione della Svizzera Italiana (RSI).
Distribution :
- Donna Elvira : Maria Luisa Giorgetti, soprano
- Donna Anna : Luciana Ticinelli, soprano
- Donna Ximena : Maria Minetto, mezzo-soprano
- Maturina : Maria Grazia Ferracini, soprano
- Don Giovanni : Fernando Jacopucci, ténor
- Duc Ottavio : Rodolfo Malacarne, ténor
- Lanterna : Adriano Ferrario, ténor
- Pasquariello : James Loomis, basse
- Le Commandeur : Alfonso Nanni, basse
- Biagio : Laerte Malaguti, baryton
Direction : Herbert Handt
Orchestre : Orchestre de la Radiotelevisione della Svizzera Italiana
Chœur : Chœur de la Radiotelevisione della Svizzera Italiana
Langue : italien.
Particularité :
Enregistrement radiophonique produit par la radio suisse italienne et publié en CD seulement en 1999 dans la collection Arte Vocale Italiana. Il présente l’opéra divisé en deux actes, avec dix rôles distincts, dans une interprétation sur instruments modernes portée par des chanteurs italiens de la génération des années 1960.

Pierangelo Pelucchi — 2005
Format : DVD vidéo (130 minutes, sous-titres italien, anglais, français et allemand).
Label : Edizioni Bongiovanni (collection Novità del Passato).
Référence : AB 20002.
Année d’enregistrement : 2005, en public, Bergamo (Teatro Donizetti).
Distribution : Roberto Iuliano, Linda Campanella, Maurizio Leoni, Cristina Mantese, Giorgio Trucco, Paola Valentini Molinari, Alberto Rota, Dario Giorgelè, Claudia Grimaz, Luca Tamani (l’attribution précise des rôles n’est pas confirmée par les sources consultées).
Direction : Pierangelo Pelucchi ; mise en scène d’Alessio Pizzech
Orchestre : Fondazione Orchestra Stabile Gaetano Donizetti ; Istituto Musicale Donizetti
Chœur : Coro del Teatro Donizetti
Langue : italien.
Particularité :
Captation vidéo d’une production scénique du Teatro Donizetti de Bergamo, dans la version en un acte de Bertati. Elle offre une vision théâtrale de l’œuvre, où le Commandeur apparaît sous la forme d’un fantôme lumineux.
Postérité :
Longtemps éclipsé par le chef-d’œuvre de Mozart, le Don Giovanni de Gazzaniga est souvent cité comme la source directe du livret de Da Ponte. Sa redécouverte au disque, dès 1963, puis en vidéo en 2005, lui a rendu une place dans le répertoire de curiosité de l’opéra italien de la fin du XVIIIe siècle.

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