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Galuppi, Baldassare — L’Amante di Tutte (1760)

Galuppi, Baldassare — L’Amante di Tutte (1760)

Format :

  • Dramma giocoso (opera buffa) en 3 actes.
  • Musique : Baldassare Galuppi.
  • Livret : Antonio Galuppi (sous le pseudonyme d’Egeo Liteo).
  • Langue : italien.

Création :

15 novembre 1760, Teatro San Moisè, Venise.
Contrairement aux collaborations les plus célèbres de Galuppi avec Carlo Goldoni, ce livret est dû à un parent du compositeur, Antonio Galuppi, publié sous l’anagramme-pseudonyme d’Egeo Liteo. L’ouvrage connut un très grand succès, particulièrement en Italie, et circula à travers l’Europe jusque dans les années 1780 sous des titres alternatifs tels que La moglie bizzarra ou Il matrimonio in villa.

Livret :

Comédie de mœurs conjugales resserrée sur une seule journée, le livret orchestre les tourments d’un mari jaloux qui feint de s’absenter pour mieux surprendre son épouse, tandis qu’un séducteur impénitent — l’« amant de toutes » du titre — sème le trouble parmi les femmes de la maison. La pièce se distingue par sa construction resserrée et son rythme constamment soutenu, chaque numéro musical étant particulièrement bref.

Intrigue :

  • Acte I : Le jaloux Don Orazio feint de quitter la ville et se cache chez un paysan pour surveiller son épouse Lucinda, restée seule. Celle-ci organise un dîner en compagnie du séduisant Conte Eugenio, du fier mais pauvre Marchese Canoppio, et de l’affectée Donna Clarice — tous trois épris, chacun à sa façon, du même galant.
  • Acte II : Don Orazio surgit et chasse les convives, qui découvrent que leur cocher a disparu et ne peuvent quitter les lieux. Lucinda menace à son tour de partir. Pressé de toutes parts — y compris par la servante Dorina — de déclarer sa préférence, le Conte Eugenio se retrouve pris au piège de ses propres jeux de séduction.
  • Acte III : Don Orazio surprend Eugenio en tête-à-tête avec son épouse puis avec Clarice, et menace de se venger avant de céder aux supplications et de pardonner. Témoin de ces tourments conjugaux, le paysan Mingone renonce quant à lui à épouser Dorina, la servante de Lucinda, et l’ouvrage s’achève sur un chœur de réconciliation générale.

Enregistrement :

Marco Fracassi — 2019

Format : 1 CD (édition révisée par Virgilio Mortari).
Label : Bongiovanni.
Référence : GB 2318-2.
Année d’enregistrement : 9 décembre 2000, Teatro Comunale dei Filodrammatici, Piacenza (captation d’une représentation scénique ; édition rééditée en CD en 2019).
Distribution :

  • Don Orazio : Roberto Tura
  • Lucinda : Paola Antonucci, soprano
  • Conte Eugenio : Filippo Pina Castiglioni
  • Marchese Canoppio : Matteo Peirone
  • Donna Clarice : Linda Campanella, soprano
  • Dorina : Paola Quagliata, soprano
  • Mingone : Corrado Margutti

Direction : Marco Fracassi.
Orchestre : Orchestra Filarmonica Italiana.
Langue : italien.

Particularité :

Captée lors d’une représentation scénique à Piacenza, cette gravure offre l’une des rares occasions d’entendre cet opéra bref et vif dans son intégralité, tenant sur un disque unique. La critique en a salué le mouvement perpétuel et la concision de l’écriture — certains numéros ne dépassant pas quelques dizaines de secondes — tout en regrettant l’absence de documentation d’accompagnement (livret, synopsis) dans l’édition discographique.

Postérité :

Composé vingt-six ans avant les grandes comédies matrimoniales mozartiennes, L’Amante di tutte demeure un témoignage précieux de la vivacité et de l’efficacité dramatique du théâtre lyrique comique vénitien du milieu du XVIIIe siècle, porté par un compositeur alors au faîte de sa renommée internationale.

 

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