Format :
- Dramma giocoso en 3 actes.
- Musique : Baldassare Galuppi.
- Livret : Carlo Goldoni.
- Langue : italien.
Création :
La Diavolessa fut créée en novembre 1755 au Teatro San Samuele de Venise. L’œuvre s’inscrit dans la longue et fructueuse collaboration entre Galuppi et Goldoni, qui a produit certains des plus grands succès de l’opera buffa vénitien du milieu du XVIIIe siècle.
Livret :
Sur un livret de Carlo Goldoni, l’intrigue déploie les ressorts classiques de la comédie de mœurs : identités travesties, quiproquos et crédulité superstitieuse d’un bourgeois enrichi, mis à profit par de jeunes amoureux désargentés pour arriver à leurs fins.
Intrigue :
- Acte I : Dans une auberge napolitaine, les amants Dorina et Giannino, désargentés, s’associent à l’aubergiste Falco pour soutirer de l’argent au riche et crédule Don Poppone Corbelli, obsédé par la recherche d’un trésor. Poppone les prend pour de nobles visiteurs.
- Acte II : La situation se complique avec l’arrivée du véritable Comte et de la Comtesse Nastri. Pour exploiter la crédulité de Poppone, Dorina et Giannino se déguisent en diables (d’où le titre) et le terrorisent dans sa cave, prétendant l’aider à trouver son trésor.
- Acte III : Les quiproquos se dénouent : Giannino se révèle héritier d’une fortune, ce qui permet son mariage avec Dorina, et Poppone, berné mais finalement satisfait, pardonne la supercherie.
Enregistrement(s) :

Wolfgang Katschner — 2003
Format : 2 CD.
Label : cpo, coproduction DeutschlandRadio Berlin.
Référence : cpo 999 947-2.
Année d’enregistrement : 2003 (paru en 2004).
Distribution :
- Dorina : Kremena Dilcheva, alto
- Giannino : Matthias Vieweg, baryton
- Falco : Tom Allen, ténor
- Comte Nastri : Johnny Maldonado, contre-ténor
- Comtesse Nastri : Bettina Pahn, soprano
- Don Poppone Corbelli : Egbert Junghanns, basse
- Ghiandina : Doerthe Maria Sandmann, soprano
Direction : Wolfgang Katschner.
Orchestre : Lautten Compagney Berlin.
Langue : italien.
Particularité :
Cet enregistrement, coproduit avec la radio allemande DeutschlandRadio, a été salué par la critique pour ses airs enlevés et pleins de charme mélodique, notamment le finale du deuxième acte jugé particulièrement réussi ; les commentateurs ont toutefois noté que la musique de Galuppi reste ici constamment au service du texte comique de Goldoni, sans toujours atteindre une mémorabilité propre.
Postérité :
La Diavolessa demeure l’un des exemples représentatifs de la collaboration entre Galuppi et Goldoni et de l’opera buffa vénitien du XVIIIe siècle ; l’œuvre a fait l’objet de productions scéniques modernes, notamment à Macerata en 1994, avant cet enregistrement discographique qui en a permis une redécouverte plus large.

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