Note personnelle : ,

Donizetti, Gaetano — Le convenienze teatrali (1827)

Format :

  • Farsa (opera buffa) en un acte dans sa version originale de 1827, étendue en deux actes en 1831 sous le titre Le convenienze ed inconvenienze teatrali (surnommée depuis Viva la mamma).
  • Musique : Gaetano Donizetti
  • Livret : Domenico Gilardoni
  • Langue : italien

Création :

21 novembre 1827, Teatro Nuovo, Naples, sous le titre Le convenienze teatrali (farsa en un acte). L’ouvrage rencontra un succès suffisant pour que Donizetti l’étende, quatre ans plus tard, en un dramma giocoso en deux actes créé le 20 avril 1831 au Teatro alla Cannobiana de Milan sous le titre complet Le convenienze ed inconvenienze teatrali ; la création milanaise réunissait notamment Fanny Corri-Paltoni, Cesare Badiali, Giuseppe Giordano et Gennaro Luzio, ce dernier dans le rôle travesti de Mamma Agata.

Livret :

Domenico Gilardoni tire son livret des comédies théâtrales d’Antonio Simeone Sografi, Le convenienze teatrali (1794) et sa suite Le inconvenienze teatrali (1800), qui raillaient déjà les mœurs et les rivalités des troupes lyriques italiennes de l’époque.

Intrigue :

  • Acte unique / Actes I et II : Une médiocre troupe lyrique de province répète, dans la confusion la plus totale, un nouvel opéra. La prima donna Corilla se dispute sans cesse avec son mari et imprésario improvisé Procolo ; la seconda donna Luigia se voit reléguée à des rôles subalternes malgré les prétentions de sa mère envahissante, Mamma Agata, qui exige pour sa fille un traitement de vedette ; le ténor allemand Guglielmo peine à se faire comprendre en italien ; le maestro Biscroma Strappaviscere tente en vain de maintenir un semblant d’ordre musical, tandis que le poète (et épicier) Prospero Salsapariglia rafistole un livret déjà invraisemblable. Les caprices, les rivalités de préséance et les scènes de jalousie s’enchaînent jusqu’à l’esclandre général : chanteurs et impresario, à bout, finissent par quitter précipitamment la ville avant même la première, laissant la représentation à l’abandon.

Enregistrement(s) :

Bruno Rigacci — 1990

Format : enregistrement public, intégrale, coffret 2 CD (couplé avec Betly du même compositeur).
Label : Bongiovanni, collection « Novità del Passato ».
Référence : GB 2091/92.
Année d’enregistrement : 1990, en public, Teatro Comunale Rossini, Lugo.
Distribution :

  • Corilla Scortichini : Maria Angeles Peters, soprano
  • Procolo Cornacchia : Roberto Scaltriti, baryton
  • Luigia Scannagalli : Susanna Rigacci, soprano
  • Mamma Agata : Domenico Trimarchi, baryton (rôle travesti)
  • Dorotea Frescopane : Adriana Cicogna, mezzo-soprano
  • Guglielmo Antolstoinoloff : Sergio Tedesco, ténor
  • Biscroma Strappaviscere : Vito Maria Brunetti, basse
  • Prospero Salsapariglia : Paolo Maria Orecchia, basse
  • L’imprésario : Gastone Sarti, basse
  • L’inspecteur du théâtre : Fabrizio Macciantelli, basse

Direction : Bruno Rigacci.
Orchestre et chœur : Orchestra Sinfonica dell’Emilia-Romagna « Arturo Toscanini » ; Coro del Teatro Rossini di Lugo.
Langue : italien

Particularité :

Si la pochette de cette parution Bongiovanni reprend le titre original de 1827, Le convenienze teatrali, la distribution captée à Lugo — avec ses dix rôles nommés, dont la truculente Mamma Agata — correspond à l’effectif de la version étendue en deux actes de 1831. Domenico Trimarchi campe une Mamma Agata savoureuse dans la meilleure tradition du travesti bouffe italien, entourée d’une troupe rompue au style comique donizettien ; Maria Angeles Peters et Susanna Rigacci se partagent avec verve les rivalités de préséance entre prima donna et seconda donna qui font tout le sel de cette satire des mœurs théâtrales.

Postérité :

D’abord modeste farce de circonstance pour le Teatro Nuovo, l’ouvrage connut une seconde vie nettement plus durable sous sa forme étendue de 1831, popularisée au XXe siècle sous le surnom de Viva la mamma — tiré de la tirade la plus célèbre de Mamma Agata — et demeure aujourd’hui l’une des rares farces bouffes de Donizetti à se maintenir, fût-ce de façon confidentielle, au répertoire et au disque.

 

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *