Format :
- Genre Opera buffa en un acte.
- Musique : Gaetano Donizetti
- Livret : Gaetano Donizetti lui-même, d’après le vaudeville français La Sonnette de nuit de Léon-Lévy Brunswick, Mathieu-Barthélemy Troin et Victor Lhérie, créé au Théâtre de la Gaîté de Paris
- Langue : Italien
Création :
1er juin 1836, Teatro Nuovo, Naples.
Fait rare dans la carrière de Donizetti, celui-ci rédige lui-même le livret de cet opera buffa, écrit et composé en quelques jours seulement pour venir en aide à l’impresario du Teatro Nuovo, alors en délicatesse avec son librettiste habituel. Le succès est immédiat et durable : l’ouvrage reste au répertoire napolitain pendant toute la décennie suivante, avant de gagner Londres (1836 puis 1841) et de traverser l’Atlantique jusqu’à Philadelphie et New York dès 1861.
Livret :
Donizetti puise le sujet dans un vaudeville français à succès, La Sonnette de nuit, dont il resserre l’intrigue en un acte unique dominé par un unique procédé comique répété avec une inventivité croissante : les déguisements successifs d’un rival éconduit qui multiplie les prétextes pour sonner à la porte du pharmacien qu’il jalouse. Cette construction quasi mécanique, proche du numéro de music-hall, permet à Donizetti de déployer une verve mélodique et un sens du rythme comique parmi les plus aboutis de sa production napolitaine.
Intrigue :
- Acte unique : À Naples, le pharmacien Don Annibale Pistacchio épouse la jeune et jolie Serafina, mais doit impérativement partir dès le lendemain matin pour affaires à Rome. Enrico, cousin et ancien soupirant éconduit de Serafina, est bien décidé à retarder ce départ pour priver le couple de sa nuit de noces. Il revient sans cesse sonner à la porte de la pharmacie sous des déguisements toujours renouvelés — patient perclus de douleurs, chanteur français extravagant, vieillard aveugle — obligeant Don Annibale à se relever sans cesse pour le servir, au grand dam de la mariée et de la servante Madama Rosa. Épuisé par cette nuit sans sommeil, Don Annibale doit finalement partir pour Rome à l’aube, sans avoir pu consommer son mariage, tandis qu’Enrico savoure sa vengeance.
Enregistrement :

Giorgio Proietti — 2000
Format : 1 CD
Label : Bongiovanni
Référence : GB 2207-2
Année d’enregistrement : captation en public au Conservatorio « Giovanni Pierluigi da Palestrina » de Cagliari, publiée par Bongiovanni en 2000.
Distribution :
- Serafina : Francesca Rinaldi, soprano
- Don Annibale Pistacchio : Giorgio Gatti, basse
- Enrico : Piero Guarnera, baryton
- Madama Rosa : Daniela Gentile, mezzo-soprano
- Spiridione : Massimo Iannone, ténor
Direction : Giorgio Proietti
Orchestre : Orchestra del Conservatorio « Giovanni Pierluigi da Palestrina » di Cagliari
Chœur : Coro del Conservatorio « Giovanni Pierluigi da Palestrina » di Cagliari
Langue : Italien
Particularité :
Ce document Bongiovanni, issu d’une production du Conservatoire de Cagliari, témoigne de la vitalité de cette petite pépite du répertoire buffo napolitain dans le cadre pédagogique italien. La distribution, entièrement formée dans cette institution, met en valeur la verve comique de l’ouvrage à travers les multiples travestissements du baryton Piero Guarnera en Enrico, face au couple de jeunes mariés incarné par Francesca Rinaldi et Giorgio Gatti.
Postérité :
Modèle de concision et d’efficacité comique, Il campanello n’a jamais totalement quitté les scènes depuis sa création, contrairement à tant d’autres opere buffe napolitaines de Donizetti tombées dans l’oubli. Sa forme brève et son unique ressort dramatique — la sonnette qui ne cesse de retentir — en ont fait un ouvrage de choix pour les théâtres de poche, les conservatoires et les petites compagnies, comme en témoigne cette production cagliaritaine, dans la lignée des reprises modernes plus prestigieuses données à Turin (1995) ou lors du Festival Donizetti (2010).

Laisser un commentaire