Note personnelle : ,

Donizetti, Gaetano — Don Gregorio (1826)

Format :

  • Melodramma giocoso (opera buffa) en deux actes, version napolitaine remaniée de L’ajo nell’imbarazzo.
  • Musique : Gaetano Donizetti
  • Livret : Jacopo Ferretti, avec des ajouts en dialecte napolitain attribués à Andrea Leone Tottola
  • Langue : italien, avec dialecte napolitain pour le rôle-titre

Création :

11 juin 1826, Teatro Nuovo, Naples. Cette version fait suite au triomphe romain de L’ajo nell’imbarazzo (Teatro Valle, 4 février 1824), premier grand succès durable de Donizetti. Sollicité par l’imprésario napolitain Francesco Tortoli pour une reprise à Naples, le compositeur remania profondément l’ouvrage : les récitatifs furent remplacés par des dialogues parlés, de la musique nouvelle fut composée, et le rôle-titre, rebaptisé Don Gregorio, fut écrit en dialecte napolitain. Cette version révisée devint dès lors la forme de référence de l’ouvrage, reprise notamment à Londres (1846), Milan (1866) et Venise (1879), avant de disparaître de l’affiche et de ne réapparaître qu’au XXe siècle.

Livret :

Jacopo Ferretti tire son livret original de L’ajo nell’imbarazzo de la pièce de Giovanni Giraud (1807) ; pour la version napolitaine de 1826, des dialogues supplémentaires en dialecte napolitain, destinés au rôle-titre, sont attribués à Andrea Leone Tottola.

Intrigue :

  • Antécédents : Le vieux marquis Don Giulio Antiquati tient à préserver ses deux fils, Enrico et Pippetto, de toute connaissance des choses de l’amour. Mais Enrico a secrètement épousé Gilda et en a eu un enfant.
  • Acte I : Pour dissimuler ce secret à son père, Enrico obtient l’aide du précepteur Don Gregorio. Une suite de quiproquos s’ensuit : Gilda se retrouve piégée dans la chambre de Don Gregorio lors d’une visite inopinée du marquis, tandis que le précepteur doit dissimuler sous son manteau l’enfant du jeune couple.
  • Acte II : Les soupçons du domestique Simone conduisent le marquis à découvrir la présence de Gilda, qu’il croit d’abord être la maîtresse de Don Gregorio. Après une cascade de révélations et de scènes tumultueuses, la vérité éclate : le marquis finit par accepter le mariage de son fils et charge Enrico de guider désormais son jeune frère Pippetto dans la vie.

Enregistrement(s) :

Stefano Montanari — 2007

Format : enregistrement public, intégrale, DVD (édition audio CD parue ultérieurement). Premier enregistrement mondial de cette version et première résurrection scénique italienne moderne de l’ouvrage.
Label : Dynamic.
Référence : Dynamic 33579 (DVD) ; CDS579 (extraction CD).
Année d’enregistrement : 2-4 novembre 2007, en public, Teatro Donizetti, Bergame, à l’occasion de la deuxième édition du festival organisé par la Fondazione Teatro Donizetti.
Distribution :

  • Don Gregorio Cordebono : Paolo Bordogna, baryton (basse bouffe)
  • Madama Gilda Tallemanni : Elizaveta Martirosyan, soprano
  • Leonarda : Alessandra Fratelli, mezzo-soprano
  • Marchese Enrico : Giorgio Trucco, ténor
  • Marchese Don Giulio Antiquati : Giorgio Valerio, basse
  • Marchese Pippetto : Livio Scarpellini, ténor
  • Simone : Luca Ludovici

Direction : Stefano Montanari ; mise en scène de Roberto Recchia.
Orchestre et chœur : Orchestre et chœur du Bergamo Musica Festival.
Langue : italien

Particularité :

Capté au Teatro Donizetti de Bergame lors de la deuxième édition du festival consacré au compositeur, cet enregistrement constitue la toute première résurrection scénique italienne moderne et le premier enregistrement mondial de cette version napolitaine, restée dans l’ombre depuis le XIXe siècle. La mise en scène de Roberto Recchia transpose l’action dans les années 1920 et fait de Don Gregorio, incarné par Paolo Bordogna, un précepteur travesti en femme, ajout scénique qui apporte une fraîcheur bienvenue à cette farce.

Postérité :

Éclipsée dès sa création par le triomphe de la version romaine L’ajo nell’imbarazzo dont elle est pourtant issue, Don Gregorio connut néanmoins quelques reprises au XIXe siècle (Londres 1846, Milan 1866, Venise 1879) avant de disparaître totalement du répertoire. Sa redécouverte au XXe siècle puis sa résurrection scénique et discographique bergamasque de 2007 ont permis de remettre en lumière cette version méridionale, plus haute en couleur, de l’une des premières réussites durables de Donizetti.

Étiquettes :

Gaetano Donizetti, Jacopo Ferretti, Giovanni Giraud, Andrea Leone Tottola, Francesco Tortoli, Stefano Montanari, Roberto Recchia, Paolo Bordogna, Elizaveta Martirosyan, Alessandra Fratelli, Giorgio Trucco, Giorgio Valerio, Livio Scarpellini, Luca Ludovici, Fondazione Teatro Donizetti, Dynamic

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