Note personnelle : ,

Donizetti, Gaetano — Alina, regina di Golconda (1828)

Format :

  • Melodramma en deux actes.
  • Musique : Gaetano Donizetti
  • Livret : Felice Romani
  • Langue : italien

Création :

12 mai 1828, Teatro Carlo Felice, Gênes.
L’ouvrage fut commandé pour les fêtes d’inauguration du tout nouveau Teatro Carlo Felice et créé avec une distribution réunissant Antonio Tamburini (Volmar) et Giuseppe Frezzolini (Belfiore) ; les sources divergent quant à l’interprète exacte du rôle-titre (Adelaide Comelli-Rubini ou Serafina Rubini), Donizetti ayant lui-même exprimé des doutes sur les capacités de la prima donna initialement prévue, Letizia Cortesi. La création rencontra un succès suffisant pour que l’œuvre soit reprise dans de nombreuses villes italiennes. Donizetti la remania pour une nouvelle production au Teatro Valle de Rome le 10 octobre 1829, y ajoutant notamment un nouvel air pour Seide (« Dunque invan ») et un nouveau rondo final pour Alina, tout en développant le duo Alina-Seide.

Livret :

Le livret de Felice Romani s’inspire d’un conte de Stanislas de Boufflers, déjà porté à la scène lyrique par Michel-Jean Sedaine sous le titre Aline, reine de Golconde pour l’opéra-ballet de Pierre-Alexandre Monsigny créé à l’Académie royale de musique de Paris en 1766.

Intrigue :

  • Acte I : Bergère provençale jadis enlevée par des pirates, Alina est devenue reine de Golconde après avoir épousé, puis perdu, le vieux roi du pays. Pressée par ses sujets de se remarier, elle voit le vizir Seide briguer sa main, mais son cœur reste fidèle au souvenir d’Ernesto Volmar, officier français qu’elle a aimé en France. Trois coups de canon annoncent l’arrivée d’un navire : c’est Volmar lui-même, envoyé comme ambassadeur de France, accompagné de son ami Belfiore. Volmar ne reconnaît pas en la reine son amour d’autrefois ; Alina, sans se dévoiler, entreprend de mettre à l’épreuve sa fidélité, notamment en lui faisant entendre sa voix parmi des esclaves et en lui offrant la couronne, qu’il refuse par fidélité à son souvenir.
  • Acte II : Alina pousse plus loin l’épreuve en faisant reconstituer le jardin provençal de leur première rencontre, avant de lui laisser croire qu’il n’a fait que rêver. Pendant ce temps, Seide, découvrant l’amour d’Alina pour Volmar, fomente une révolte ; devant le refus d’Alina, il la fait emprisonner. Volmar revient à la tête des troupes françaises, défait Seide et rétablit Alina sur son trône : la révolte est matée et l’opéra s’achève sur le bonheur retrouvé des deux couples.

Enregistrement(s) :

Antonello Allemandi — 1987

Format : enregistrement public, intégrale, coffret 2 CD. Première mondiale au disque.
Label : Nuova Era.
Référence : NE 6701.
Année d’enregistrement : 15 au 17 juillet 1987, Teatro Alighieri, Ravenne.
Distribution :

  • Alina : Daniela Dessì, soprano
  • Fiorina : Adelisa Tabiadon, soprano
  • Seide : Rockwell Blake, ténor
  • Volmar : Paolo Coni, baryton
  • Belfiore : Andrea Martin, baryton
  • Assad : Sergio Bertocchi, ténor

Direction : Antonello Allemandi.
Orchestre : Orchestra Sinfonica « Arturo Toscanini ».
Chœur : Coro del Teatro Regio di Parma.
Langue : italien

Particularité :

Premier enregistrement mondial de cet ouvrage, capté lors de la production scénique donnée au Teatro Alighieri de Ravenne en juillet 1987 — l’une des toutes premières résurrections modernes de l’opéra. Rockwell Blake y déploie dans le rôle de Seide la virtuosité et l’aisance dans la vocalise qui ont fait sa réputation dans le répertoire belcantiste, tandis que Daniela Dessì, alors au début de sa carrière, prête au rôle-titre un timbre lumineux et une belle projection dramatique ; Antonello Allemandi dirige avec vivacité une partition longtemps considérée comme perdue au grand public.

Postérité :

Créée avec succès à l’occasion de l’inauguration du Teatro Carlo Felice de Gênes, Alina, regina di Golconda connut de nombreuses reprises en Italie dans les années qui suivirent sa création, y compris dans la version remaniée présentée à Rome en 1829. L’œuvre disparut cependant progressivement du répertoire au cours du XIXe siècle, éclipsée par les succès ultérieurs de Donizetti. Il fallut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour qu’elle retrouve la scène, notamment à Ravenne en 1987, production dont est issu cet enregistrement, qui contribua à faire redécouvrir l’ouvrage au disque.

 

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