Note personnelle : ,

Desmarest, Henry — La Diane de Fontainebleau (1686)

Format :

  • Divertissement (à machines) pour voix et orchestre, en une seule partie.
  • Musique : Henry Desmarest
  • Livret : Antoine Morel
  • Langue : français

Création :

2 novembre 1686, château de Fontainebleau.
Cette « opéra » de circonstance — en réalité un divertissement d’une cinquantaine de minutes — fut donné pour la cour à l’occasion du séjour d’automne à Fontainebleau, saison traditionnelle de la chasse royale. Composé quelques mois après la tragédie en musique Endymion (perdue, donnée à la cour en février-mars 1686), cet ouvrage de jeunesse témoigne de la faveur dont jouissait alors Desmarest, âgé de vingt-cinq ans, auprès du Dauphin et de la Dauphine. Sa partition, conservée, fournira quelques années plus tard son ouverture à Didon (1693).

Livret :

Le livret est dû à Antoine Morel, basse-taille de la Chapelle royale. Ce petit divertissement allégorique met en scène Diane et ses nymphes célébrant, sur les rives de la forêt de Fontainebleau, la présence du roi venu chasser en ces lieux ; l’Automne puis le Tibre — figure allégorique évoquant la gloire de la monarchie française rayonnant jusqu’à Rome — se joignent à leurs louanges, avant une scène de chasse dansée et un tableau final du Sommeil.

Intrigue :

  • Argument : Diane se réjouit, avec ses nymphes, de la présence du roi dans la forêt de Fontainebleau. Les nymphes chantent le bonheur de ces rives fécondes. L’Automne vient se joindre à leurs jeux et à leurs louanges, bientôt rejoint par le Tibre, qui évoque la grandeur passée de sa rive avant de célébrer à son tour la gloire du monarque. Une marche et des chœurs de chasseurs animent un divertissement dansé, avant qu’un dernier tableau ne convoque le Sommeil pour clore la fête.

Enregistrement(s) :

Hugo Reyne — 1997

Format : studio, intégrale.
Label : Auvidis Astrée (réédition naïve).
Référence : E 8633.
Année d’enregistrement : 1997.
Distribution :

  • Diane : Françoise Masset, soprano
  • Une Nymphe : Raphaëlle Kennedy, soprano
  • Une Nymphe : Marie-Noëlle Maerten, soprano
  • L’Automne : Marie-Louise Duthoit, soprano
  • Le Tibre : Arnaud Marzorati, baryton
  • Le Sommeil : Christophe Laporte, haute-contre
  • avec, dans le chœur : Patrick Aubailly, ténor

Direction : Hugo Reyne.
Orchestre : La Simphonie du Marais.
Langue : français

Particularité :

Enregistrement de référence de cette pièce de circonstance méconnue, portée par la petite formation soliste réunie par Hugo Reyne, qui restitue avec finesse la légèreté chorégraphique et l’écriture déjà personnelle du jeune Desmarest, entre chœurs galants, ritournelles dansées et tableau de sommeil typique du genre du divertissement de cour.

Postérité :

Modeste divertissement de circonstance resté dans l’ombre des grandes tragédies en musique de Desmarest, La Diane de Fontainebleau occupe néanmoins une place particulière dans son catalogue : sa seule ouverture connut une seconde vie en tête de Didon sept ans plus tard. Longtemps conservée à l’état de manuscrit, l’œuvre a bénéficié d’une édition critique par le Centre de musique baroque de Versailles et de cet enregistrement par Hugo Reyne et La Simphonie du Marais, qui ont contribué à sortir de l’oubli ce témoignage des divertissements donnés à la cour de Louis XIV.

 

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