Format
- Genre : opéra en un prologue et cinq scènes
- Musique et livret : Walter Braunfels
- Langue : allemand
- Livret : d’après la nouvelle Prinzessin Brambilla d’E.T.A. Hoffmann
- Version enregistrée : révision de 1929-1930
- Durée : environ 95 minutes
- Création de la version originale : 25 mars 1909, Stuttgart
- Particularité : Braunfels remanie profondément l’œuvre en 1929-1930, passant de la version originale en deux actes à la structure en un prologue et cinq scènes. (Wikipédia)
Création
La première version de Prinzessin Brambilla est créée le 25 mars 1909 au Hoftheater de Stuttgart, sous la direction de Max von Schillings. (Wikipédia)
Braunfels reprend ensuite profondément son opéra en 1929-1930. Cette nouvelle version est celle publiée par Universal Edition et utilisée pour l’enregistrement Marco Polo. (LEO-BW)
Livret
Braunfels écrit lui-même le livret, d’après la nouvelle fantastique Prinzessin Brambilla d’E.T.A. Hoffmann, publiée en 1820.
L’œuvre joue constamment sur la frontière entre réalité, théâtre, carnaval et monde imaginaire. Les personnages eux-mêmes finissent par ne plus savoir clairement où s’arrête le spectacle et où commence la réalité.
Intrigue
Prologue
Claudio, acteur pauvre, rêve de gloire et d’une vie meilleure.
Il est amoureux de Giazinta, jeune couturière.
Mais Claudio est obsédé par l’apparition mystérieuse de la princesse Brambilla, qui semble appartenir à un monde merveilleux.
Scène 1
Le carnaval envahit Rome.
Claudio croit reconnaître la princesse et se laisse progressivement entraîner dans un univers de fantasmes.
Le personnage de Pantalone et les autres protagonistes participent à cette confusion entre théâtre et réalité.
Scène 2
Les identités commencent à se mélanger.
Claudio et Giazinta sont entraînés dans une sorte de jeu fantastique où chacun semble avoir un double ou une identité cachée.
Scène 3
Le carnaval devient de plus en plus délirant.
Les personnages passent sans cesse du monde réel au monde imaginaire.
Claudio pense réellement être destiné à la princesse Brambilla.
Scène 4
La confusion atteint son sommet.
Les deux mondes — celui des acteurs et celui des personnages fantastiques — finissent par se rejoindre.
Claudio et Giazinta comprennent progressivement que leur véritable destin est lié l’un à l’autre.
Scène 5
La grande illusion se dissipe.
Claudio retrouve Giazinta et comprend que la princesse Brambilla appartient au monde du rêve.
Le carnaval se termine et les personnages retrouvent leur identité.
Enregistrement(s)
Daniele Belardinelli — 2004
- Format : 2 CD
- Label : Marco Polo
- Référence : 8.225312-13
- EAN : 636943531228
- Année d’enregistrement : 2003/2004
- Captation : Wexford Festival Opera
- Lieu : Theatre Royal, Wexford
- Type : enregistrement live, montage de représentations des 25, 28 et 31 octobre 2003
- Direction : Daniele Belardinelli
- Orchestre : Cracow Philharmonic Orchestra
- Chœurs : Wexford Festival Opera Chorus et Wexford Festival Children’s Chorus
- Durée : environ 95 min. (CiNii Research)
Distribution
- Pantalone : Enrico Maria Marabelli — baryton
- Prince Bastianello di Pistoja : Peter Paul — baryton
- Claudio : Eric Shaw — ténor
- Giazinta : Elena Lo Forte — soprano
- Barbara : Ekaterina Gubanova — mezzo-soprano
- Gascon : Vincenç Esteve — ténor
- Brutz : Alessandro Svab — basse
- Buffel : Riccardo Massi — ténor
- Cuniberto : Stewart Kempster — basse
- Une jeune fille : Kim Sheehan — soprano. (klassik-heute.de)
Postérité
Prinzessin Brambilla est l’une des œuvres les plus originales de la première période de Braunfels.
La partition mêle une écriture postromantique luxuriante à des éléments beaucoup plus légers et dansants. On y trouve notamment des influences qui peuvent évoquer Busoni, Strauss, Wolf-Ferrari ou même Prokofiev, tout en conservant une identité très personnelle. (klassik-heute.de)
L’œuvre est longtemps restée extrêmement rare au répertoire. Sa reprise au Wexford Festival en 2003 a constitué un événement important dans la redécouverte de Braunfels.
L’enregistrement Marco Polo de Belardinelli est donc particulièrement précieux : il constitue l’intégrale discographique de référence de la version révisée de 1929-1930. La critique a notamment souligné la précision de Belardinelli et la qualité de son travail avec l’Orchestre philharmonique de Cracovie. (klassik-heute.de)


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